XV. EXPLOITATIONS AGRICOLES. MAISONS DE CAMPAGNE
sépare la cave de la cour règne une longue cuve en maçonnerie qu'on aperçoit nettement sur notre figure, percée de trous, juste au niveau des files de tonneaux. Au moment de la vinaison, les ouvriers, placés dans le pressoir, versaient le vin dans une niche de la muraille occidentale ménagée à hauteur d'homme. Le fond de cette niche était percée d'un trou auquel on adaptait un tuyau, par où le liquide s'écoulait, traversait le couloir, pénétrait dans le mur de la cave et se déversait dans la cuve qu'il remplissait. A chaque trou de la cuve, on ajustait un autre tuyau, plus ou moins long. qui conduisait successivement le contenu dans les dillérentes jarres, jusqu'aux extrémités du cellier.
Les chamhres \ étaient réservées au personnel chargé de la surveillance de la cave et des pressoirs.
Le pressoir à huile était disposé au fond du couloir en X et Y. La première salleXi contenait l'appareil destiné à fouler les olives et à en extraire le jus ; il ressemble beaucoup à celui qui était employé pour presser le raisin. Là aussi l'huile était recueillie par une rigole ei conduite dans des réceptacles où elle déposait ses impuretés. ],a seconde salle 'Y), le Irapelum, renfermait l'instrument à décortiquer l'olive, à séparer le noyau de la pulpe, afin de pouvoir soumettre celle-ci à une nouvelle pression. Les deux pièces étaient entièrement sombres, pour éviter le froid ; suivant les préceptes de ^'it^uve, elles étaient exposées au Midi.
Dans la dernière salle, l'on a trouvé de l'avoine et du foin ; là était le grenier; le sol en est plus élevé que le terrain environnant et fait de béton, comme il convient à un endroit où l'on battait le blé.
Le premier étage, en partie conservé, servait sans doute de logement au propriétaire de la ferme, lorsqu'il venait y faire séjour. Il se composait du ne suite de chambres soignées, revêtues de slucs et de peintures ; celles qui étaient placées sur le deri-ière de la construction, loin du bruit de la route, étaient les plus confortables et les mieux aménagées.
Ce qui fait le prix de cette villa, c'est sa merveilleuse conservation jusque dans le détail. Nous ne pouvons pas nous attendre à lencontrer ailleurs qu'à Pompéi un ensemble aussi instructif: il: .-uilit <pie lexamen des ruines nous permette de juger du plan^ général des constructions. Partout on a reconnu les mêmes dispositions. I']n (iaule et en tiermanie, par exemple, on a fouillé les i-estes de nombreuses villas ' : elles présentent toutes le ménK
1. ('«lumoiit. .\»W/V^. nioii., IM, p. lOOotsiiiv. ; (IroniiT. o]t. cit.. p. 6i cl *^iiiv. avec toutes les rôféi'i'iiccs citées eu ni»tc).