Si/rie renlrnle. I, pi. .w.wiii : cf. p. n
MAISONS DE CAMPAGNE 309
avec sa cuisine, caractérisée par une aug^e de pierre, avec ses annexes pour les serviteurs, sa cour, son jardin ; lautre était la basse-cour, avec une écurie, un abreuvoir et une grande salle basse qui servait au logement des gens attachés à cette partie du service. Le jardin était bordé par une clôture, formée de monolithes debout, supportant d'autres monolithes et destinés à être recouverts de vignes et de plantes grimpantes.
vj II. — Mnisons de ci m pagne.
Ce qui caractérise les établissements rustiques dont il a été question jusqu ici. c'est que le logement du propriétaire y est réduit à ses éléments essentiels, et que la simplicité en est souvent extrême. Il n'eu fut pas toujours ainsi. L'accroissement de la richesse et le besoin de luxe qu'il fît naître, la diminution de la petite propriété en Italie, le g-oùt delà villégiature qui se répandit peu à peu parmi les habitants des grandes villes amenèrent dans le tracé des villas des changements importants. L'habitation du maître se développa; on en arriva, pour l'agrandir librement et pour la rendre plus agréable, à l'établir en dehors des bâtiments d'exploitation : il eu fut ainsi, non seulement à Rome, mais aussi, postérieurement, en province '. Bientôt même, surtout dans les localités que le paysage ou la situation recommandaient particulièrement, dans les montagnes, sur le bord de la mer, la culture, qui avait amené la création des maisons de campagne, disparut; les champs tirent place à d'immenses parcs, à des jardins savamment dessinés. A la villa ruslica succédèrent la villa urhana, bâtie dans les faubourgs des cités, et la villa pseudourbana, élevée en pleine campagne -.
Le plan de ces villas de luxe ne dilfère pas sensiblement de celui des maisons de ville, en ce sens qu'il reproduit avec plus de liberté, par cela même qu'on dispose de plus de place, les divi-
1. Exemples : la villa de Spounley Wo<jd, en Arifjletcrie li^. 16t) : celle de Hoiihliiif,' près de i^arrcfriiemines, où les appartements sont très développés; et surto\it celle de Saint-Ulrich prés de Sariebourj; Grenier, op. cU.. p. 123 clsiiiv. ; 145 et suiv.) : celle de Pompeianus, en Nnmidie (Gsell. Les nioniiinenls de IWlf/erie, p. 2.3 cl suiv.).
2. Pour les villas de la campafïiie romaine cf. surlont, parmi les tra\aiix réccnls : (î. Tomasselti. La canipiufnH roinana. Rome, I!il0-l.'î, .T vol. 1" ; .Vshby, Papers of'lhp lirilish Schnol al Home, vol. I, III, IV, V; R. Lanciani, Wanderinrjs in Ihc roman campa;/ na, Londres, I90λ. 8° : M. .\lbert. De villis Tihurlinis principe Auffu.'ilo. Paris, I8s;$, s'; F. Grossi-lïondi, // Tiisciihino neW età classica. Rome, 1908,8°.