S XV. EXPLOITATIONS AGRICOLES. MAISONS DE CAMPAGNE
salle (E I on pou\ait éj^aleiiient descendre clans le jardin par un escalier latéral, à côlé duquel s'ouvrait la bouche d'un fourneau, qui pouvait chauiTer le caldurium et toute la partie voisine de Thabitation. La cuisine, les latrines et les communs étaient établis à j)art, dans le jardin ; on en a retrouvé quelques traces à côlé de la voie. Les dilTérentes pièces, suivant AL Lanciani. n'étaient point séparées par des portes, mais par des. rideaux qu'on faisait mouvoir au moyen de cordons de tirage.
La construction primitive de la maison date du début de IKmpire ; elle fut rebâtie au milieu du ii" sièclede notre ère.
Dans le jardin, en face lescalier latéral, on a trouvé un exemplaire du Discobole de Myror. .
Les exemples de maisons de plaisance élevées dans la banlieue des villes sont fréquents et les plans de quelques-unes d'entre elles ont été plusieurs fois reproduits. Telle est la villa de Diomède, aux portes mêmes de Pompéi ', celle que Ton croit avoir appartenu à un Pison, à Herculanum, - ou la villa des Laberii à Oudna, eu Tunisie : ce ne sont, somme toute, cette fois encore, que des maisons de type romain, agrandies et largemenl installées ; il n'est pas utile d'y insister après tout ce qui vient d être dit sur les villas.
Mais il convient de mettre sous les yeux du lecteur pour termiiiei\ deux exemples de maisons de campagne, choisis en dehors de 1 Italie, conçus suivant des habitudes locales, imposées par le climat et conformes aux nécessités de la région où elles s'élevaient •'. La première est une villa de Syrie, située à Ll-Marah ' ; elle date, croit-on, de la fin du iv"* siècle (fig. ltJ8). On entrait dans une première cour, bordée au fond par un portique et des constructious d'habitation, à gauche par une écurie surmontée d'une terrasse. Sous le portique de la cour existaient deux portes juxtaposées, l'une qui donne accès dans le jardin, l'autre qui ouvre sur un corridor entourant la maison ; par ce corridor ou pénétrait dans un grarul salon, dans la salle à manger, voisine de la cuisine, et dans un second portique, qui fait suite au salon. Le premier étage reproduisait le plan du rez-de-chaussée. On noiera que dans le jardin, se trouve un tombeau, celui de la famille à lacpielle la villa apparlenail.