‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 200 sur 509 · XV. EXPLOITATIONS VGRICOLKS. MAISONS DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

XV. EXPLOITATIONS VGRICOLKS. MAISONS DE CAMPAGNE

Celte villa était située clans les monts Albains, non loin de Marino. Elle s'élevait sur un plateau haut de 172 mètres au-dessus du niveau de la mer ; au nord le terrain domine dune hauteur de 25 mètres une vallée ; au Sud et à l'Ouest il s'incline doucement vers la plaine. Trois terrasses épaulent le plateau du côté du Nord et de l'Est, celle de l Est à 170 m. 5, les deux autres vers le Nord à 190 mètres et 164 mètres. Suivant lusa^^e. elles étaient plantées d arbres et de (leurs. Le palais était construit sur la plate-forme supérieure : ses dimensions étaient de 103 mètres de long et de 70 m. 50 de lari^e. Un j^rand jardin, loni;- de 74 mètres et large de 108 mètres, entouré de |)ortiquesde trois côtés, le quatrième, tourné au Nord, restant libre et clos seulement par quelque balustrade, occupe la moitié du terrain ; le reste est recouvert des constructions habituelles. La porte de la villa s'ouvrait à l'Ouest : par là on pénétrait dans l'alrium ' nu fond on trouvait devantsoi le tahlinum, d'où l'on passait dans une salle divisée en deux p:ir une rangée de colonnes ou de piliers, et qui pouvait être le Iricliniuin ; autour se voient quelques chambres dont on ne peut fixer la destination. Le péristyle s'étendait au delà jusqu'au mur extérieur de l'Est. Tout cela est conforme au plan classique de la maison gréco-romaine. La partie del'édilice qui regarde le Sud était réservée aux bains et aux pièces de service. L'angle sud-est était occupé par une cour avec portiques.

L'eau était amenée par une canalisation de rcndroil où jaillissaient les sources dans une piscine allongée, divisée en deux par une rangée de pilastres ; d où elle était dirigée au moyen de tuyaux de plomb vers la villa.

Les mêmes aménagements, avec de légères difîérences de détail se retrouvent dans la villa, un peu moins étendue (32 mètres de large sur 110 mètres de long), située à Licen/a, que Ion croit avoir aj)partenu à Horace et qui fut ensuite réi)arée et ag"randie au ii*" et au m'' siècle '.

Si 1 on veut se rendre compte de ce qu'étaient les maisons de plaisance romaines au bord de la mer, il suffit de jeter les yeux sur le plan d'une villa découverte sur la voie Severi/ina, près de (]astelpor/.iano lig. H)7:. « C'est, dit ^L Lanciani, qui l'a signalée*, une habitation de justes proportions, large de 23 mètres et pro-

1. L. .V. (^onslans dans le Jiturnul des snv.inls. 1!M1. p. 22r> clsuiv. ■J. Monuin. ilei Lincei. \^'l. |>. 251 et siiiv . ; Wanderim/s in Ihc linni.m Caiiipiifinn. p. :U6 et sui\ .

MAISONS DE CAMl'AC.Nr:

fonde de 24, placée entre cour et jardin et merveilleusement adaptée à la résidence, en toute saison de l'année, dune modeste

LATO VERSO LA VIA SEVERiAtvJA

GIARDINO SUL MARE

Fig. 167. — \'il a à Caslelporzianu, d'après Lanciani.

famille de trois ou quatre maitres et de quelques domestiques. > L'entrée, sur la voie Screriaiui se faisait par une grande véranda, soutenue par huit colonnes de marbre. De ce porche on pénétrait dans trois salles longues, dont Tune devait servir de salle à manger (El et l'autre (E') pouvait avoir la même destination. Deux chambres à coucher dotées chacune d'un cabinet de toilette complétaient Taménagement de la façade : l'un de ces cabinets de toilette {V) pouvait faire oftice de salle de bains chauds. Derrière celte série de chambres étaient deux autres chambres à coucher avec cabinet de toilette, de chaque côté d'un salon (Ai entouré d'un promenoir. Ces dernières pièces donnaient sur un jardin, qui s'étendait jusqu'au bord de la mer ; on y descendait par trois escaliers, encadrés de piédestaux, qui supportaient des vases de lleurs. De la

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