SARCOPHAGES
pour des urnes cinéraires, de pots ayant déjà servi à un aulre usage, — telle cette amphore à vin de Pouzzoles qui porte en rouge une indication de contenu et au-dessous, en noir, l'épitaphe du défunt ' — ou encore le dépôt des cendres sous un plat retourné -.
§ I\ . — Sarcophages "'.
Le plus célèbre des rares sarcophages monumentaux connus de 1 époque républicaine est celui de Scipio Barbatus, trouvé dans la crypte des Scipions sur la Voie Appienne : il est de tradition grecque.
A l'époque impériale, au contraire, les sarcophages se multiplient, avec la réapparition de la coutume de l'inhumation. Les plus ordinaires consistent en une simple cuve de pierre rectangulaire lîg. 176, i), ou arrondie à la tète ' fig. 176, 2), ou même arrondie intérieurement aux deux extrémités (fig. 176. :■.) : ils étaient destinés à être enfouis en terre. Parfois, en pareil cas, ils étaient même plus primitifs ; ils se composaient de plusieurs dalles placées de champ, dont la réunion formait une caisse de pierre (fig. 176, 4 et 3) ^; ou encore de briques et de tuiles, dont les unes posées à plat constituaient le fond de la caisse funéraire, et les autres réunies en dos d'âne représentaient les côtés ; à la tète et aux pieds, deux tuiles dressées complétaient le sarcophage (fig. 176, h} ^, le méine procédé était employé, d'ailleurs, pour les sépultures à incinération : les tuiles inclinées y abritaient l'urne funéraire ''.
Lu genre de sarcophagea été signalé fréquemment dans l.Afrique romaine — il se rencontre, d'ailleurs, aussi en Espagne, en Grèce, en Asie " : la jarre lig. 176, »>'. << Si on avait un cadavre d'enfant à
«.■iMin.; Stuart .lones, Mnsco CajùloUno, pi. xi. xxvi, xxxiii: V. de Clarac. Musée de sculpture nnlùiiie et moderne. Paris, lsil-5.3, f". pi. c.ci. à cci.vi : \V. .Mlmaiin. Die n'im. (irnhulliire. Berlin, 1905, S", Hjr. 34 à 37, 8N. 89. 93 à 97.