SARCOPHAGES
pour le contenir; dans ce cas, entre la partie inférieure et la partie supérieure de la jarre brisée, on plaçait une ou plusieurs panses de jarres. Le sarcophage était alors constitué par trois ou quatre parties emboitées, donnant lapparence dune jarre entière ' . » Les sarcophai^es en plomb étaient plus rares, à cause de la cherté de la matière -.
Lorsque le sarcophag^e était destiné à être non plus enterré, mais exposé à la vue dans un mausolée, il était très souvent, surtout à Rome et dans les grandes villes, décoré d'ornements et de figures diverses ^.
()n divise les sarcophages de cette sorte en deux classe> : les sarcophages de tradition grecque et les sarcophages romains. Les |)remiers se caractérisent par leur couvercle qui est en forme de toit à double pente et à fronton: déplus les bas-reliefs représentés "étendent sur les quatre côtés, le petit côté gauche étant associé i\ec la face et le petit côté droit avec la partie postérieure. Les -L'conds, dont le couvercle est plat et peu élevé ilig. 176,9) 'ilî'rent une composition sur la paroi antérieure et sur les côtés -eulement : car les sarcophages étaient destinés à être appuyés contre un mur ou enfoncés dans une niche.
Au premier siècle la décoration des sarcophages romains était surtout ornementale; ils présentent une guirlande, soutenue aux deux extrémités par des bucranes; parfois des groupes apparaissent dans les parties que la courbe de la guirlande laisse libres ''. Au II" siècle, la décoration figurée remplace la décoration ornementale; les scènes de la vie réelle alternent avec les scènes mythologiques; le portrait du défunt ligure souvent dans un médaillon au centre de la face; il sera question ailleurs des basreliefs funéraires et de leur signification.
Tne décoration propre aux sarcophages romains est la décora-