Safilio, Dicl. des Anl., III. p. 20.j7, fifr. TilOT
3. On trouvera une ••numiratinii des dilTércnls iimminionts. surtout de Rome. j)ar ordre clironolof^'iquc dans Lanciani, lUiins niitl K.rcHvalions. p. 595 : et dans Benoil. L'archilectare. I, p. 428.
lier s'accommode aux matériaux les plus divers, ils en firent un mode de bâtisse, pour ainsi dire, universel et l'utilisèrent avec un succès presque égal sur tous les points de IKurope'. »
Naturellement la nature des éléments que l'on mélangeait au mortier pour constituer le blocage dépendait du pays et de la composition géologique du sol. A Rome, jusqu'à Tépoque de César, on utilisait des fragments de tuf ou plus rarement de pépérln : sous rF.mpire on employait du travertin, des briques concassées, parfois même du marbre, comme dans certains murs restaurés du palais des Flaviens. Dans la ville de Ghemtou, en Afrique Proconsulaire, voisine de la carrière des marbres numidiques. les murs des maisons les plus communes sont bâtis avec des déchets de Texploitalion.
Cette maçonnerie se faisait sans revêtement ou avec revêtement. Le premier procédé était moins fréquemment employé : en ce cas, on moulait un mélange de blocage et de mortier dans des coifrages de bois. On cite comme exemple caractéristique de cette méthode le soubassement du temple de Castor et de Pollux, sur le Forum, où se voit encore l'empreinte des traverses qui réunissaient les encaissements'-.
D'habitude, on élevait deux parements de maçonnerie qui limitaient le massif à construire. Entre ces deux parements <■ on étendait une couche très épaisse (10 à 15 centimètres) de mortier. Par dessus, on répandait à la pelle des pierres. Quand la nouvelle couche avait atteint la hauteur de l'ancienne, on battait le tout, de façon à faire entrer le mortier dans tous les interstices. Ces dépôts alternatifs se renouvelaient jusqu'à la construction complète du mur. .Ainsi furent établis les massifs de presque tous les tombeaux de la campagne romaine.
Le même système était employé pour les soubassements des édifices ^. »
On a donné à cette maçonnerie le nom demplecton.
Le revêtement du mur ainsi constitué pouvait être fait soit de petits moellons, soit de briques, soit même, dans certains cas, de grosses pierres de taille. Ces diirérenls modes de construction, dont la connaissance précise n'est pas inutile pour dater les édifices, portaient les noms suivants :