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LES DIFFÉRENTS MODES DE CONSTRCGTION

paisseur du mortier qui séparait chaque rangée de briques de la rangée voisine.

On a noté' que, dans la première moitié du ii« siècle av. J.-C, la construction en opus caernenliciuni se distinguait par la qualité intérieure du tuf employé dans le noyau du mur. A la première époque impériale, d'Auguste à Galigula, le revêtement est fait de briques cassées; le mortier est de couleur rouge. A la deuxième (de Claude à Domitien ;, on emploie des briques triangulaires; à ce moment le noyau est formé de fragments de tuiles et de briques concassées, au lieu de pierres. On revient, à la troisième époque (époque de Trajan, d'Hadrien, des Antonins), à l'usage suivi à la première, le mortier étant blanc et rouge, lin et dur comme de la pierre. Enfin, avec Septime Sévère, apparaissent, pour les revêtements, les briques hipedales (fig, 9i.

Quant aux joints de mortier, leur proportion à l'épaisseur des briques serait les suivantes, selon les époques- :

Sous Auguste, les joints sont fort peu épais.

Sous Claude, '2 joints = l'épaisseur dune brique

— Domitien, mêmes proportions

— Hadrien, 3 — = l'épaisseur de "2 briques.

— Septime Sévère, 4 — = — 3 briques.

— Maxence, I — ^^ — J brique*.

Opus mixtum. — Les modernes ont donné ce nom à un genre de construction, usité surtout à la (In de l'Kmpire, qui consistait à couper un revêtement de briques par des bandes de petits blocs de pierre rectangulaires disposées à intervalles réguliers, ou réciproquement un revêtement en petit appareil par des lits de briques. L'exemple le plus connu pour Home est fourni par les murs du cirque de Maxence sur la voie Appienne i lig. 10). On considère ce procédé comme indice d'une basse époque. Il n'est pas certain qu'il on ait été de même en dehors de la capitale.

C est un genre d'opus mixluni que l'appareil, fréquemment employé en .Afrique et d'assez bonne heure, dont la ligure I I

1. E. Biiisc van Deman. Congrès archéologique inlernuliumil do Home, en tUI-J: Hollellino riassunlivo. p. 9b,cl Amer. Journal of Archaeol.. I!»I2. j). 'IW cl suiv.. cf. p. 387.

2. K. Hoisc van Deman. Amer . Journal of Arclt.. I9I2. p. .HO 1 : Sliiart .loncs. Compitnion la liomnn llislorij, p. 5G.

■i. Lisle dos mnnnnients de Rome, construits en opus caemenficium. dans E. Boise van Deman, loc. cil., p. ."îîU), .392, 5(16, 400. ll:<. 117. 421. J2ti. 4.HI.

(mur du Gapilole de Doug^^^, bâti sous Marc Aurèlei donne un spécimen : il consiste à fournir à un mur en blocaj^e ou en très petite maçonnerie une ossature de pierres de taille allernativement verticales et horizontales, formant chaînage.

Pour la couverture de leurs édilices. les Romains adoptèrent les procédés que les architectes étrusques avaient inventés, mais en les perfectionnant. C'est ainsi qu'ils construisirent des plafonds en charpente soutenus par des poutres apparentes. A la vérité, on n'a

Fig. 9. — (Ijtus caeineiilirliini.yiKW (lu temps de Doinitien partie gauche . léparé à lépoquc de Septime Sévère partie droite)'.

conservé aucun plafiuid romain de cette sorte; mais les représentations figurées en sont assez fréquentes et permettent de se rendre compte de la méthode employée.

Cependant aux couvertures rectilignes, ils |)référèrenl les couvertures voûtées. Là encore, ils ne firent ({u adopter une tradition étrusque ; mais, alors qu'en Etrurie la voûte n'avait guère été employée que pour les égouts, les citernes, les couloirs, les Romains leur firent la |)lace la plus large dans leurs constructions. Ils arrivèrent de la sorte à couvrir de vastes espaces sans être obligés d'élever des colonnades de soutien dans lintérieur des salles; ils ne furent plus contraints de ne bâtir que ties pièces rectangulaires, ce (|ui, avec la couverture plate, est presque une nécessité: ils purent

I. D'après K. Boise van Demaii. .Imer. Joiirn. nf Archacol .. \'.>\'2. p. 210, JÎK. 6.

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