Dio Gass.. L.\, p
4 Cf. les textes ré-uuis par A. v..u Piemerstein, Jnhreshpfl,^ </ps- ,utorr Institates, W t012 . p. 215 et suiv. '
376 I. GÉNÉRALITÉS. LA TECHMQLE
Cornélius Rufus, de A'esonius Primus '. de Tacteur Xorbanus Soter en deux exemplaires, c'est que la plupart de ces bustes auront pu être emportés aux approches de la catastrophe. Chacun était libre, chez lui et dans son columbarium, d'entasser à sa guise les images des vivants et des morts. Pour l'ornementation, la statuette d'art remplaçait habituellement la statue. En outre, le maître du logis témoignait de ses goûts esthétiques et littéraires en exposant les bustes des grands hommes, grecs de préférence, dont il était admirateur; ainsi, à Pompéi, on a trouvé les tètes de marbre de Démosthène, d'Epicure, de Callimaque ? . 11 y avait même toute une galerie de portraits dans une villa dHerculanum -. .Aux maisons plus humbles, ou à leurs jardins, suffisaient les statues décoratives en terre cuite, hâtivement travaillées au moule, puis à lébauchoir : on en a quelques-unes du i'''' siècle de notre ère, provenant surtout de Pompéi. comme les deux histrions et l'éphèbedu musée de Naples ^.
En dehors des ouvrages qui reproduisaient les traits de contemporains, il n'y avait dans tout cela à peu près pas d'originaux. Le marché de Rome était alimenté en produits artistiques par des ateliers de reproductions éparpillés dans les villes grecques et qui multipliaient les copies libres pour l'exportation ; des cargaisons entières de navires, comme ceux qui échouèrent près d'Anlicythère et de Mahedia Tunisie ^, n'étaient composées que d'œuvres d'art. A Pompéi. on a reconnu "' qu'à part quelques portraits d'origine locale, les bronzes sont des répliques du temps d'.Auguste, faites sans doute à .Athènes ou dans quelques-unes de ces besogneuses ; cités helléniques, où des ateliers spéciaux co[)iaient rapidement, à bon compte, des Ivpes consacrés qu'achetaient les vaniteux parvenus de l'Occident. On transforma même, on retailla, pour aller plus vite et utiliser la matière, des marbres grecs, des hermès de divinités, qui devinrent portraits latins. César avait mis sa tête sur le torse de IWlexandre de Eysippe ; (Jaligtila se permit des libertés