Éd. Flouesl, liev. arc/i., 1890, I, p. 103 et suiv
5. Saglio. ihid.. dji. 64»îl ; S. Hcinach, Slaluairc. I, p. 220, 4; cf. encore III. 14-15; IV, 29-31. On doit restituer à Siivain toutes les statues que certains archéologues ont mises sous le nom de Vertumnus. dieu latin de l'année à son tournant verlens], c'est-;\-dire de l'automne et de ses fruits (Ilild, au. mot Verluinnus, dans Saglio, Dicf. des .Xnl. .
6. (^umonl. Sculpl. de Bruxelles, p. 42 et suiv., n" 32 «''poque d'Auuste,.
Manuel i)'An<:nKoi.o<iiE kommnk
peau, lui prête bien davantag-e Taspect d'un paysan romain. Les divinités rurales pullulent, du reste, dans cette vieille mythologie romaine, et Ton ne saurait, la plupart du temps, établir une démarcation certaine de l'une à l'autre ; leurs attributions s'enchevêtrent et les doubles emplois sont de règle. V'oici Faunus ' qui, comme Silvain, habite les montagnes et les bois, aussi bien que les pâturages de la plaine ; c'est le représentant de la vie nomade et pasloi-ale. Il avait, selon la tradition, à Rome, au Lupercal. une statue qui le montrait nu. une peau de chèvre jetée sur son corps. .Aussi s'accorde-t-on à voir deux figures de Faunus dans deux statuettes de bronze presque identiques -, images de deux hommes mûrs, un peu tassés, rappelant Jupiter pour le visage : l'un porte une couronne à pointes, l'autre iig. 195; a les che\eux entremêlés de feuilles ; tons deux, de grossières chaussures protégeant surtout le bas de la jambe ; ils tiennent de la main droite une corne à boire, de la gauche une corne d'abondance, que dans l'un des exemplaires l'artiste, par mégarde, a transformée en massue, la personnalité de Faunus s'est cependant altérée sous linlluence du Pan hellénique, de Silène et particulièrement du Satyre Marsyas. dont il a souvent les apparences.
Sa femme — ou sa fille — , Fauna, prit généralement la qualification de Bona Dea, déesse de la fécondité, celle de la terre et celle de^i femmes. On célébrait en son honneur des fêtes d'où les hommes étaient exclus. C'est elle peut-être qu'il faut reconnaîtredans une statuette campanienne ■*: une jeune femme, drapée, porte un enfant emniaillotté et un petit cochon de lait, victime dont on lui faisait le sacrifice. Mais une image plus sûre, avec dédicace, nous est donnée par une statuette
Fif.'. 193. — Faunus.
1. Ilild. dans Sajjlio. Dict. des Anl.: W'issnu a, dans Hosclior, Lexilion \ Otto, dans Pauly-\^'isso^va, Real-tJncyvl.
2. Safflio, ibid., fijr. 280S-2S99 ; ajrrandios dans Uoscher, ihid., p. I 139-1 «tiO. Elles sont données pourtant comme des Silv aiiis dans S. Heinadi. SInInaire, II. p. '..3, 6 et 44,4.
A. Saglio. Dirl. des Anl.. fif;. K68 ; S. Reinacli. Slaluaire, 11. p. 233, 2.
DIVIMTIÎS d'origine ITALIQUE
d-Albano . ;fi,. 196, : cette fois la déesse est assise et tient une corne d abondance -'. d l'assimilait aussi à Ops qui, associée à Consus, faisait prospérer les récoltes, et que des monnaies tardives, à la légende Opi divinae, présentent sous des Irails fout pareils, sauf que la corne d'abondance est remplacée par deux épis 3.
Ce dernier attribut est aussi celui de Bonus Eventas '■, bien qu'à la longue la protection de ce dieu ait dépassé le cercle de l'activité rurale. Un bas-relief
disca province de Breta-ne nous donne un tvpe archaïque de ce Bonus E venins \ persistant dans une lointaine province : revêtu de la to-e et. par-dessus du vieux manteau appelé /imus, il sacrifie sur un autel allumé et tend des épis, à coté de Forluiui. elle-même ici déesse de la moisson.
Semo Sancus « esl une divinité fo,-l ancienne el trè. complexe probablemenl Iat,„e, dont le caractère semble avoir été déTalnri par des .dentilications hasardeuse» I es S„„ "" "" """^"'"^ de« Frère» An,.,l ■■■""euses. Les bemones, dans le chant
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FifT. lOG. — Bnna Dea.