‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 272 sur 509 · I. Cf. Rosclicr. ibifl.. p. 327.3 à · texte numérisé non relu

I. Cf. Rosclicr. ibifl.. p. 327.3 à

nos collections ', mais toutes ont subi des restaurations arbitraires en ce qui concerne les attributs ; plus d'une affecte une pose inexplicable : la jambe gauche relevée et posant sur un rocher. Pourtant le groupe delà Villa Cassius, au \'atican -. rappelle assez exactement les fresques d'Herculanum. Ce sont encore les sarcophages de basse époque, où le défunt, un lettré ou un homme de science, s'est fait représenter au milieu du ch(cur sacré, qui restent le plus conformes à la répartition canonique (fîg. "209j •*. L' «Apothéose d'Homère », d'Archélaos de Priène ^ i i'' siècle ?i lémoi^^ne au contraire à cet égard d'une grande indépendance.

D. Divmilés de la (erre. — Le culte de Cérès ' est certainement d'origine italique puisque le nom lui-même doit être mis en rapport avec creare ; mais tel que nous le connaissons, il n'a plus rien que d'hellénique. La religion de Démêler, implantée d'abord dans la Grande-Grèce, fut adoptée avec empressement par la Campanie, région agricole par excellence, très propre à la culture |des céréales, qui la transmit aux Romains. Ceux-ci, dès 496, en un temps de disette, tirent élever un temple à Gérés par des artistes grecs ; les rites, les formules récitées, les instruments du culte, les prêtresses même, tout fut grec dans les fêtes de Gérés, fixées aux mêmes époques de l'année que celles de Déméter ; les artistes entin, qui représentèrent la déesse, copièrent tout simpleme es modèles helléniques.

Il est d'ailleurs extrêmement difficile de retrouver une Gérés authentique parmi les nombreuses statues de femmes drapées de nos collections ; beaucoup pourraient être aussi bien des .lunons, et les attributs, restitués dans la plupart des cas, ne donnent aucune base certaine à l'interprétation. D'autres monuments, plus intégralement conservés, reliefs à scènes dévelo|)pées, monnaies avec légendes explicatives, ne laissent du moins pas douter des traits essentiels de cette physionomie : on a conçu Gérés, tantôt comme une toute jeune femme, tantôt comme une matrone qui vient de

1. S. Reinacli, SlHlnuire, I, p. i'JT à 2Si : H, p. .301 à 308. Voir la sërii- des Muses, statues trouvées dans les fouilles de Milcl en 1905, copies du ii' siècle <le notre ère, au musée de Gonslantinoplc : Mcndel. Sciilpt- du Mus. ollum., I. p. 320 et suiv. : n"" 1 Ib et suiv.

•J. .\melun;;, Skiilpl. des Vulih., II. p. ^0 et j)!. v. 13 : cf. encore pi. wvii.

Page 1