Cf. Baumeisler, Denlimiiler, 1, p. 128 el sui
DIVINITÉS DORIGINE HELLÉNIQUE 41 1
org^iasliques, à ces symboles s'ajoute la ciste mystique '. corbeille ronde à couvercle, servant à conserver, cachés aux yeux des profanes, ces objets sacrés dont la révélation aux niystes constituait l'acte essentiel des initiations; sans doute avait-elle une origine orientale, car elle est représentée dabord sur une foule de monnaies d'Asie Mineure, dénommées par suite cistophores (ii^-i*'" siècles avant J.-C. . Elle renfermait des grenades, des tiges de férule, des rameaux de lierre, des gâteaux en forme de cœur, et un serpent vivant, emblème du dieu lui-même. Elle devient extrêmement fréquente dans les scènes bachiques d'époque romaine : elle y est portée par le dieu ou simplement posée à terre ; le couvercle est plus ou moins soulevé, et l'on voit émerger la tète du reptile.
Les statues de Dionysos-Bacchus sont fort nombreuses "•* ; quelques-unes le figurent tout enfant, mais avec les mêmes attributs que dans l'adolescence ^ : il tient des grappes de i^aisin, des fruits, un canthare ou une corne à boire, dans les petits bronzes une boîte à parfums. Le plus souvent, c'est le jeune homme, aux longs cheveux calamistrés, dont les boucles tombent gracieusement sur ses épaules, et couronné de fruits, de fleurs et de feuillages ; la nudité complète fait valoir ses formes élégantes, généralement élancées : il porte négligemment la nébride, ou la pardalide (peau de panthère : et, dans quelques exemplaires, est chaussé de hauts brodequins ; souvent il s'appuie ou s'adosse à un tronc d'arbre, autour duquel s'enroule un cep de vigne chargé de grappes, et à ses pieds folâtre la panthère apprivoisée.
On ne doit pas confondre avec Baccluis, malgré les ressemblances, une divinité poétique des Grecs. Hymenaeus ' ; il fut conservé par les Romains et se rencontre, couronné de fleurs, roses et marjolaines, dans nombre de scènes de sarcophages. Son type est d ailleurs composite : il a parfois des ailes, comme Cupidon ; parmi ses attributs sont encore la flûte, les noix, pommes, grenades, symbole d'amour et de fécondité ; mais aussi le flambeau et les têtes de pavot, emblèmes moins joyeux, car les épisodes auxquels il est mêlé ont d'ordinaire un caractère funeste et tragique : on y associe l'idée de la mort à celle du mariage.
1. Tacila secrela cislarum, dans Apulée, Melam.. Vl. 2 : plenae (acila formidine cistae : Val. Flaccus, II, 26T.
-. y. Heinach, Statuaire. II, p. 112 <*l sui\'.