‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 284 sur 509 · Lam|)i". tlaiis Huscher. Lexihon, loc. ri<., p · texte numérisé non relu

Lam|)i". tlaiis Huscher. Lexihon, loc. ri<., p

2. Saf,'lio, op. cil., lîg. 4097 ; mcdaillon conloriiia te : Hosclier. //)»>/.. p. 1S5. .3. Cf. ci-dessus, p. 12 i.

i. Ici, slatue (le la (îlyplollièrjue de Miinicli. tlaprè s ^a^li<>, op. cil .. (ifr. i099; S. Ileinacli, i>/a/H.a(rp. I, p. 612. .). .1. Lafayc, dans Saglir», op. cil.

ronne de lierre' du Bacchus des mystères, dont la destinée ressemble à la sienne.

Après cette triade, le groupe égyptien ne comprend plus que des

FifT. 220. — Isis et Harpocrate.

FiK- 221.- Ammon on Jupiter Ilanimonl.

comparses : c'est notamment Ammon ', que les Grecs assimilèrent à Zeus. Son culte ne se répandit véritablement que lorsqu'un syncrétisme plus large encore l'eut rapproché d'un dieu punique, Baalllamnian : il devint alors Jupiter Hammon, mais son type figuré n en fut pas modifié. Les monuments qui nous le restituent, en dehors des effigies monétaires, sont principalement- des bustes ou des hermès. Il en existe deux séries : l'une oîi prédomine l'élément bélier, motif qui serait d'origine africaine d'après les données numismaliques ; l'autre, plus nombreuse, où prédomine l'élément humain (fig. '2'2\ •' : tête barbue, avec oreilles pointues et cornes de' bélier. Quelquefois on le faisait tout semblable à Jupiter, mais alors suivi d'un bélier. 11 y eut fies hennés doubles, reproduisant

1. K. Hloiidol. dans Sa^'lin. op. cit. : Ed. Mcvcr. dans Itnsclier. Lexikon : l'ielsclimaiin. dans Pauly-^^'issl>^va, Benl-Kncycl.

2. Staliu- dllannnon, à demi ciinclié. avec le ailalfius, à Naples : S. Keinacli. Slaluaire. I. p. 193.2.

:i. Exemplaire de Naples : Sa};lio. np. cit., (ij;. 2.'>9 : Hiiescli. diiidu <li .\api)li. p. Si, n' 2i»T.

DIVINITÉS DORIGINE ORIENTALE 431

deux fois la tète d'Hamnion ou lunissant à celle de Bacchus. Avec son nez aquiliii, son front déprimé, ce type offrait un excellent motif ornemental pour les angles des cippes '.

Anubis -, à tète de chacal, fut assimilé sous l'Empire à Mercure, parce qu'il conduisait les morts à leur dernière demeure. Les Romains gravèrent volontiers son type sur leurs cachets ou leurs inlailles gnostiques, lui mirent en mains la palme, la situle et le caducée, et des ailes aux talons.

Bubastis ■*, la déesse aux chats, fut rapprochée d'Artémis, mais surtout dans la tradition littéraire.

Quant à Antinous, le jeune Hilhynien, favori d'Hadrien, honoré d'un culte après sa mort mystérieuse dans les eaux du Nil, en 130, et consacré par l'événement dieu égyptien ', il fut assimilé à toutes sortes de divinités '. Toutefois l'élément humain reste prépondérant dans les statues qu'on lui éleva ; nous le retrouverons en traitant des portraits de particuliers.

B. Dtvinilés doriçjine sijrienne ''. — Après les guerres contre .Antiochus le Grand, une foule de prisonniers furent transportés en Italie et vendus à l'encan ; ce premier contingent d'esclav es syriens s'accrut ensuite largement par la traite. Le centre de ce commerce se trouvait à Délos, où la déesse d'Hiérapolis, Alargatis, épouse de Hadad. était l'objet d'un culte fervent. Ce culte se répandit de là dans les champs de Sicile et d'Italie méridionale ; la main-d'ieuvre syrienne y abondait : mais il n'était desservi, dans ce milieu trop pauvre pour élever de> temples, que par des prêtres ambulants, les galles, qiii escortaient l'image de la déesse juchée sur un âne, et se livraient à des manifestations extérieures que rappellent sans doute aujourd'hui celles des derviches, tourneurs et hurleurs, du monde musulman. A l'élément servile se joignit bientôt, sous ri*]mpire, la masse des émigrés volontaires, cultivateurs venant combler les vides d'une population décimée par les guerres, serviteurs à gages chez les particuliers, agents d'administration ou de sociétés financières, rendus spécialement ajites à ces

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