‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 308 sur 509 · S. Hcinacii, Statuaire, II, p. 3"9 el suiv · texte numérisé non relu

S. Hcinacii, Statuaire, II, p. 3"9 el suiv

T. Quelques exemplaii-es la remplacent par îles signa niilitariu. Voir le relief de terre cuite de VAnliquarinni de Munich .Baumeister, Denkmiiler, il. Jig. 12:JI — la Victoire tend une couronne au \ aincpKMii-) cl le bronze de Cirta (Roschcr, loc. cit., p. .351, fif;- 2rt).

ALLEGORIES DIVINISEES

pris des fig-ures grecques quelconques et en ont fait des Victoires en y ajoutant des ailes et d'autres attributs grecs ou romains^ notamment un trophée, le caducée, la trompette, l'étendard, une proue de navire, un casque, une guirlande triomphale, plus rarement la corne d'abondance. Un motif favori de la sculpture de ce temps, c'est la Victoire, un pied posé sur une légère éminence et tenant appuyé sur la cuisse un bouclier, où elle inscrit quelque haut fait ; telle est la Victoire du musée de Brescia (fig. 243 '.

Beaucoup de villes de l'empire avaient leur « Génie » inspirateur et protecteur ; mais une seule fut proprement divinisée, et ce fut naturellement la capitale, Rome '-.

Sur les premiers deniers de la République paraît un profil qui fut répété durant deux siècles :

celui d''une femme parée de bijoux, pendants et colliers, dont le casque est décoré d'ailettes ou de plumes et d'un avant-corps de griffon. Ce n'était là encore qu'une personnification symbolique de l'Ktat. Les peuples orientaux, par flatterie, luidonnèrent le caractère et les attributs d'une divinité, lui élevèrent des statues ; Rome fut associée à Auguste, c'est-à-dire à

l'empereur, dans un culte commun. H nous est parvenu un certain nombre d'effigies de la déesse Rome, en général très restaurées, qu on peut classer en deux séries de par leurs types qui se reti'ouvenl, un peu plus chargés, sur les monnaies : la Rome guerrière, le plus souvent debout, en amazone casquée^, bottée, portant la tunique qui découvre le sein droit, avec une ceinture et un baudrier, armée de la lance et du bouclier ; la Rome pacifique, une

Il . Rosther. loc. cil., p. 355. fip. 27 : Baunieistcr, loc. cit.. fij,'. 1230 de face,. 2. Ed. Maynial. dans Saglio, Dicl. r/e.î Anl., cl Franz Richtcr, dans Roscher, Lexikon. au mot Rnma.

3. Cf. les deux Ictcsdu Louvre, d'un type du v siècle, adaptées en déesse Rome (louve et jumeaux sur le casque) : S. Reinacli, Tèles antiqiiea. Paris. 1903, 8», p. 96-97.

Ki^-. 2i3. — La ^'icloil•e de- Uroscia.

Aphrodite ou une Tycliè à couronne tourelée, ordinairement assise, en tunique talaire et manteau, avec une corne d'abondance, le {,4obe du monde, une Victoire, ou bien le sceptre, la haste et l'ég'ide. Même aspect dans les bas-reliefs et dans une peinture du palais Barberini à Rome '.

Enfin, une autre entité géographique, Tltalie -, prit aussi figure divine : ce lut d'abord la déesse autour de laquelle se rassemblèrent les peuples autochtones fédérés, contre lesquels Rome dut soutenir la Guerre Sociale i9I avant J.-C. i : surleurs monnaies ^ se profile la tête dVfa/ia couronnée de lauriers. Après la pacification, des deniers romains, frappés par Q. Fufius Kalenus et d'autres ^, portèrent au revers lltalie en tunique talaire. avec la corne d'abondance, donnant la main à la déesse Rome, diadémée, le pied posé sur un globe. A partir de Nerva, la déesse paraît devant l'empereur assis, à qui elle amène encore des enfants suppliants ; depuis Antonin le Pieux, on la voit seule, assise sur le globe étoile, tenant le sceptre et la corne d'abondance.

On remarque en somme que ces allégories, pour la plupart, symbolisent la prospérité, et en elTet leur attribut le plus fréquent, à presque toutes, est la corne d'abondance. Il n'est pas défendu de penser que plusieurs de ces effigies monétaires reproduisent quelque statue réelle et nous aideront à la reconnaître dans les débris sauvés de l'œuvre des anciens.

v; VII. — Attributs principaux des divinités.

Comme résumé de tout ce chapitre et pour faciliter les identifications, nous réunirons dans une liste alphabétique les attributs principaux des divinités de toute sorte dont nous avons parlé successivement.

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