‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 307 sur 509 · I. Lafaye, dans Sa^rlio, Dicl. ilex AnI · texte numérisé non relu

I. Lafaye, dans Sa^rlio, Dicl. ilex AnI

'). Hild, dans Safrlio. DicL des Anl. : Wissowa, dans Hosclier. Lerilion.

^•. Hild. dans Saj^dio. Dicl. des Anl. .R. Peler, dans Roschcr. Le.rikon : U'issowa, dans la Heal-Encycl.

' . Sa^lio, dans son Dicl. de.^ Anl. : Roscliei , dans son Lexilum : Anst. ilans r.nily-Wissowa. He.il-Enrycl.

N. Sa^lio. dans son Dirl. des Anl.: H l'ctor. dans Roscliei-, l.e.rilion : Ausl. 1 ins Pauly-W'issiiwa, IteHl-Knct/cl.

ne l'ut qu'un prétexte à l'adulation envers les Césars. La Goncordia \ aux types des mains unies et de la colombe, présidait aux unions de caractère politique plutôt qu'à la bonne entente entre membres d'une même famille.

Virtus ^ el Honos ■\ qui sont gravés sur les mêmes monnaies, répondent au mérite et à la gloire militaires : la première parait en tunique succincte, casquée, avec la lance et lépée ; l'autre, deminu ou en toge, tient la haste et la corne d'abondance.

La Paix (Pax ' - n'eut rien de VEiréné grecque ; on n'en possède aucun vestige antérieur aux dernières années de la République, et elle ne trouva quelque faveur qu'au temps àeV Ara Pacis. Ses attributs sontanalogues à ceux de la Fortune ou de l'Abondance (rameau d'olivier, caducée, cornucopia) ; quelquefois, comme la Victoire, elle porte des ailes et tient la couronne de laurier et la lance. La paix, en effet, résulte de la victoire. Celle-ci correspondait beaucoup mieux aux prédilections des Homains. Leur Victoria "' diffère notablement de la A //fè hellénique, au rebours de laquelle elle obtint, dès le principe, un culte officiel et réglé et resta toujours une divinité entièrement abstraite, se suflisant à elle-même et n'accompagnant point d'autres dieux ; bien plus que Nikè, et même presque exclusivement, elle fut la déesse du succès à la guerre — non aux jeux et concours — ; on lui accorda des épithètes qui en précisent la portée : Germanica, Parlhica, Sarmalica, etc. On réagit contre la tendance hellénistique à rapprocher Nikè d'Aphrodite en la présentant moins vêtue que dans l'art classique, el au lieu de la laisser pieds nus, on l'équipa militairement en la chaussant de demi-bottes. Cette déesse eut ses statues * ; Auguste en consacra une splendide, venant de Tarente, dans la curia Julia ; ses monnaies en reproduisent probablement la silhouette : dressée sur un globe, flanqué de deux capricornes, la main droite avancée tenant une couronne, elle portait de la gauche une |)alme '. Les artistes d'époque romaine ont

1 . l'otliei". dans Sa^lio, iJicl. des Anl. : Pi'ler. diins lin sclicr, Lexikon : .Aust, dans Paiily-Wisso\>a, Real-Encycl .

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