III. LE PORTRAIT. EMPEREURS ET IMPERATRICES
Des moiium-ents de toute espèce, d'époques variées ', permettent de suivre le développement physique de Marc Aurèle. Tout jeune homme -, à son adoption, il montre, sous le masque imberbe ou recouvert seulement d'un léger duvet, une physionomie pensive, timide, d'une irrande douceur. Puis la barbe s'allonj^^e, frise et prend l'aspect de flammèches agitées, dont les pointes se rabattent vers le cou ; la chevelure, abondante et Fi-. -jo. qui recouvre le haut des oreilles, est comme un Antonin le t'icux. entrecroisement de boucles poussant dans tous les sens; le nez est assez fort: les yeux grands et très ouverts, à fleur de tête, avec un regard détonnement et de franchise, donnent l'impression d'une haute conscience bien plus que
d'une pensée active. Le buste colossal f du Louvre ^ qui, pour les traits, sem-
ble un peu flatté, est du moins celui qui rend le mieux les qualités morales du personnage, comme les reliefs con-