Bernoulli, i7)i''/..pl. xxx
LES EMPEREURS
Des princes qui suivent il ne nous reste souvent qu'une tête faite pour s'implanter sur un buste quelconque. Il faut noter cepen- (l?nt que vers cette époque s'ouvre la série des bustes à Irahée.
Fiiî. 263. — Gela.
Fitc. 261.
Klaiïabal.
Tel est le bronze de Munich qui paraît bien représenter Maximin le Thrace '. Ses monnaies ifig. 266) accusent de grandes divergences et font de lui quelquefois une vraie caricature ; pourtant, d'une favon générale, il a la tête longue, le nez très aquilin et pointant ou plongeant selon les exemplaires, la bouche rentrée, tandis que le menton avance -. Le jeune Maxime, son fils, offre une vague ressemblance avec lui.
KiK. 265.
Alexandiv Sévère.
Fi^. 266.
Maximin le Tliracc.
le
Sous les deux premiers Gordiens ont été frappées des médailles lù l'on dislingue malaisément père et fils. Pour le vieux Pupien. n rapprochement s'impose entre les monnaies et un buste du
1. Delhiiick, np. cit., pi. i.ii et p. 55, f\g. 24. Sur ce type barbare de Maximin c\ le phénomène d" <« acromé{falic " qui s'y révèle, cf. vou Lu.^^cliau, Arch.
\nz.. XXI\' 1909), p. 558 et suiv.
2. Bcrn(»ulli. III. pi. de nionnaiesiii, 9-11 : Gnecchi, i)l. wni. S-9; m. 6.
m. LE PORTRAIT. EMPEREIRS ET IMPERATRICES
Vatican '. très réaliste : c'est de part et d'autre une belle tête de vieillard, où la chevelure, à peine indiquée et donnant une impression de quasi-calvitie, s'oppose à une barbe fournie et sculptée par masses ; les rides, l'épais sourcil, les tempes déprimées font un heureux contraste avec le regard bienveillant, un peu voilé. Agé lui aussi, Balbin est au contraire un gros homme, à la tète énorme, à l'expression revêche, dont le menton empâté descend presque verticalement sur le cou.
Désormais les barbes se réduisent à un très léger duvet, même chez les hommes faits. Gordien III est encore un empereur enfant — il régna entre 13 et 19 ans — . Type assez constant : haut du crâne plat et occiput bombé; le nez, long, prend naissance sous un front en surplomb ; la lèvre supérieure avanqp au delà de l'inférieure. Tout cela est rendu par un grand buste du Louvre ^ fort exactement.
Philippe l'Arabe — son fils, Philippe le Jeune, mort à douze ans, ne compte guère — a le front déprimé, le nez fort, les lèvres un peu saillantes, et l'une de ses monnaies au moins est très comparable à un buste du \'atican •*. Chez Trajan Dèce (fig. 267) le front
Vig. •>•>■;
Trajîui Dèce.