‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 342 sur 509 · Bernoulli, I. pi. m\ : cf. Helbig, Fiihrer. I. p. is · texte numérisé non relu

Bernoulli, I. pi. m\ : cf. Helbig, Fiihrer. I. p. is

2. Bernoulli, I, pi. x\ : jil. de monnaies m. 7 1; ,\meliinfr, Skiilpl. des Valili. I . p. 1 îî. n" 115, pi. XIV.

' Bernoulli, I, pi. de monnaies ii, b\-b'2. Ibid.. pl.de monnaies m. 'b-'9.

Ihid., pi. de monnaies iv, 80-91 .

fbid., 99-100.

bl'2 IV. LE PORTRAIT. LES PARTICULIERS

curieuse ' qui aide à reconstituer la série de ses bustes. Une particularité dans la coiffure n'appartient qu'à lui : sur le milieu du front avance la majeure partie de la chevelure, qui se termine dans le bas en arc de cercle ; de part et d'autre elle est flanquée d'une petite touffe isolée, et enfin le reste des cheveux, ramené de l'arrière en avant, vient s'arrêter en ang-le sur chaque tempe. La physionomie elle-même n'a rien de très caractéristique, à part une certaine rudesse.

Après la République, les monnaies frappées à Rome ne portent plus que la tête d'Auguste ou de quelque membre de sa famille; miiis quelques proconsuls d'Afrique ou d'Asie continuent à mettre leur image personnelle sur les monnaies émises dans leur province. On a ainsi les portraits de plusieurs hauts magistrats de l'époque : P. Cornélius Scipio, P. Quinctilius Varus, L. Volusius Saturninus, Paullus Fabius Maximus, G. Asinius Gallus, P. N'edius Pollio ; malheureusement les pièces en question sont rares et si mal gravées qu'on hésite à considérer comme véridiques des portraits d'apparence aussi grotesque que ceux de Q. Varus ou de Saturninus -, pour ne citer que ceux-là.

Qu'attendre des monnaies pour les personnages qui n'eurent qu'un rôle politique très faible ou même nul, par exemple les gens de lettres? Bernoulli a réuni ^ quatre médaillons contorniates ■* accompagnés d'inscriptions qui dénomment les personnages représentés, Térence, Salluste, Horace et Apulée. Ces objets ne remontent pas plus haut que le iV siècle; il n'y a aucun compte à en tenir, bien que les graveurs aient prolité peut-être de documents plus anciens et aujourd'hui disparus.

A partir du principat, les hommes d'I'^tat même les plus marquants paraissent des comparses dans la vie publique ; d'où une tendance chez les archéologues, excessive évidemment, à rapporter aux personnages impériaux les plus beaux ouvrages de la statuaire. Ces illusions sont nées d'un défaut regrettable de pièces de comparaison. Le hasard des découvertes y supplée exceptionnellement, comme dans le cas que voici. Plusieurs bustes ou têtes de statues représentent la même personne qu'un buste de marbre, aujourd'hui

1. .1. Bank.'i, J.ihreshefle des iJslerr. Inslitules, XIV (1911), p. 257-266.

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