‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 37 sur 509 · ROUTES · texte numérisé non relu

ROUTES

thage à Tébessa, dont il a déjà été question, n'était dallée qu'aux abords des villes '. On a constaté la même particularité pour la voie militaire qui suivait les pentes septentrionales du mont Aures -.

De quelque nature que fût le revêtement extérieur des voies, elles étaient d'habitude bordées à droite et à g-auche de grosses pierres qui servaient à contenir la chaussée. On en verra un exemple sur la figure 18 ^. A l'approche des grands centres et sur les ponts on édifiait, de chaque côté, des trottoirs, plus élevés que le niveau de la chaussée [mar(/ines), qui permettaient aux piétons de circuler en sécurité.

Dans tous les cas la surface de la route n'était point horizontale, mais sensiblement bombée à la partie médiane, afin de permettre l'écoulement de l'eau par les ruisseaux latéraux.

La largeur des voies militaires était, au minimum, suivant la prescription de la loi des XII Tables, de 8 pieds, soit 2 ""37, en ligne droite, du double, dans les parties tortueuses '. Mais elle dépassait souvent beaucoup cette dimension. La voie Appienne mesure4"'50 dans les parties droites, 6™ 10 ailleurs ' ; la voieTiburtine, à Bagni ^, 6™ 70 ; la route de Kefr-Kermin et celle de Bostra à Philadelphie, 6 mètres '' ; celle de Carthage à Tébessa, de (V"75 à 7 mètres ^, la voie de Gonstantine à Philippeville, 7 ""20^, etc.

Quand on rencontrait des terrains marécageux, il fallait prendre des précautions particulières. Une route de Bretagne^ qui traversait la vallée de Medway, près Rochester, est fort instructive à cet égard. On avait placé à la partie inférieure une série de pilotis sur lesquels reposait une couche de cailloux ; puis venait un lit de marne pilée, recouvert d'un autre lit de cailloux concassés. Au-dessus on avait accumulé du gravier mêlé à de la terre noire supportant un pavement polygonal "'. Ailleurs on se contentait de placer sous le

1. Gsell, Monuments de l'Ahférie, II. j). I : Carton, op. cil., p. 36.

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