‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 38 sur 509 · Pluart .lones, Companinn In Bnman llistorji, p · texte numérisé non relu

Pluart .lones, Companinn In Bnman llistorji, p

radier des palissades [fistiicationes], qui assuraient la solidité du sous-sol. A un certain endroit de la voie Tiburtine, non loin des Aquae Alhulae. le sol était exposé à être continuellement pénétré par l'eau des sources voisines. Pour le tenir sec, on avait eu Tidée d'établir à deux mètres environ de la roule, de chaque côté, des murs de travertin qui descendaient jusqu'à une certaine profondeur dans le sol ; en avant était un l'empart de terre; puis deux autres murs verticaux, en blocage, qui limitaient la chaussée. En outre celle-ci était élevée au-dessus du terrain voisin, de façon à n'avoir rien à redouter des inondations ' (fig. "20).

Fig. 20. — Coupe de la voie Tiburtine, d'après Lanciani.

De même, lorsqu'on se trouvait en présence d'une dépression considérable, il était nécessaire de recourir à des travaux d'art souvent fort importants : les viaducs romains sont des constructions aussi audacieuses et aussi étonnantes que leurs aqueducs. On cite comme exemple typique les substruclions colossales de la voie Appienne à son passag^e dans la vallée d'Aricie. 11 y a là (fig. 21) un mur de soutènement, en blocs de pépérin, de 197 mètres de long, de 11 mètres de hauteur, qui servait de soutien à la chaussée ; il est percé de trois arcades à la partie inférieure, pour laisser passer les eaux de la montagne ^. On a signalé un ouvrage semblable, bien que moins important, pour la route de Cartilage à Tébessa, au delà des ruines dWïn-Younès ^ : il est en pierres de tailles de

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