IMAGES FL'.NKBRES PROPREMENT DITES
laurier; la couche, aux pieds élégamment tournés, paraît décorée avec richesse ; elle est précédée d'un très larg-e escabeau et s'abrite sous un édicule orné, sur le devant, de ces lignes flexueuses qu'en archéologie on nomme postes, tapissé, dans le fond, détofTes couvertes d'étoiles et autres signes astrologiques. Le tout est disposé sur un brancard à deux perches, qu'ont chargées sur leurs épaules huit porteurs, précédés du designalor ou maître des cérémonies qui se tourne vers eux ; Vunclor ou pollinctor (embaumeur) porte le seau à onguents. Par une autre convention enfantine, le sculpteur a placé au mêmetiiveau, mais à bien plus petite échelle — scrupule de perspective — , les quatre porteurs de l'arrière-plan et, faute d'espace, à un niveau supérieur, avec une ligne de terrain réservée, les autres figurants : des musiciens, quatre jouant de la double llùte, trois de diverses trompettes; deux pleureuses professionnelles. Derrière, la famille conduit le deuil.
Mais, dans la religion antique, les images sereines l'emportent bien vite sur les idées sombres. Tout un groupe de reliefs porte la marque de ce rapide apaisement : ceux qui sont au tvpe du banquet funèbre ', suivant l'expression courante — on dirait plus justement : le festin du mort. On en voit ici ifig. 316) un spécimen, du musée du 'Vatican. Au modèle grec, principalement hellénistique, l'art romain n'a rien ajouté d'essentiel "'. Ce sujet, caractéristique de l'époque tla vienne ■'. s'est prolongé du reste au delà et répandu assez loin, car on en trouve un certain nombre de copies sur les monuments des équités siiKfiilares, corps de troupe recruté par Trajan parmi les populations sud-rhénanes. Le festin est habituellement indiqué au fronton du cippe ou juste au-dessous ; même forme de lit, à très hauts rebords, que dans la cnnclainatio ; le mort sappuie sur le bras gauche, la jambe droite un peu relevée, la main droite étendue ou tenant une couronne ; la gauche <aisit une coupe. Devant le lit, une table basse à trois pieds, couverte d'ustensiles divers, et à côté un vase ou la ciste mystique ; un petit serviteur est debout, immobile, à l'autre extrémité du lit, <ui bien assis vers la tête. D'habitude le défunt est seul alloni^a- sur