Ibid., III, p
9. L'interprétation symbolique en est moins simple : pour quelques mylhographes, qui se fondent sur son nom même, Endymion n'est qu'une divinité solaire, personnifiant le soleil couchant, << celui qui plonge » dans l'Océan.
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proches *. Mais de ce mythe, réduit à si peu de chose, les sculpteurs de sarcophages n'ont point pénétré la réelle poésie : il eût fallu un décor simple, Tamant et lamante isolés dans la paix du crépuscule. Or ils ont accumulé les scènes, les personnages ; pas un vide; trop souvent un indescriptible fouillis ^. \'oici du moins les thèmes essentiels et peu variésdeces représentations "* (lig. 320).
l'ij:. .320. — Di;ine cl Eiulyiiiion Cliché Alinarij.
La déesse, coilFée du croissant, et dont le péplos léger s'ouvre aux brises du soir, arrive sur son char : ses coursiers s'arrêtent audessus d'une femme allongée, ou bien vue à mi-corps, qui s'enveloppe de son voile : c'est la Terre. Elle est d'habitude précédée d'une figure féminine ailée énigmatique, Iris, la Nuit, Aui'a (?). Plusieurs Éros mutins sont aux ordres de Séléné : aux uns elle confie son attelage ; d'autres la guident, torche en main, vers le terme de sa course, le Latmos, indiqué par un vieillard qui garde ses troupeaux, seul ou avec de jeunes bergers. Là est Endymion, nonchalamment étendu sur un bras, l'autre replié vers la tète. Quelque personnageauxiliaire le dévoile, un Éros, ou un vieillard vénérable, aux ailes longues ou courtes, représentant le Sommeil, parfois muni de ses pavots ^ .
1. Sur iiii sarcopliaj^e (Robert, SarkQphu^i-lieUel'.i, III. 92; Journ. of. hell. xlud., XXXYin [190Sj.pl. .\i; S. Reinach, Reliefs, II, p. 530. 1). le dériinl est assimilé à Eadymion, toutefois a M'a un visage nettement individuel.
2. Sarcophafi-^es de Warwick Castic Robert, op. cit., III, 1. 2i, S.'<) et de Woburn Abbey 22, 79): Reinach, op. cil., II, p. 535 et 539, 2. Plusieurs
(if^ures sont des portraits.
3. Robert a classé ces sarcophaf^cs en plusieurs ^jroupes : ccu.v oi'i la scène (inicjuc se diriffe de gauche à droite, ou inversement ; ceu.\ à deux scènes
lencontre des amants, départ de la déesse) se succédant de gauche à droite, uu de droite à gauche; enfin les scènes très composites signalées à la note |)récédcnte.
1. Types principaux : Capitule : notre fig. 320 et S. Reinach, Reliefs, III, 181, 2; Mus. Capilol., p\. i.xxvm ; Vatican: Reinach, op. cil.. III. p. 365, I ; palais Rospigliosi : ihid., p. 3IS, 1.
Ganymède aussi fut aimé d'une divinité. Zeus, prenant la forme d'un aigle, avait enlevé dans ses serres le bel adolescent, qui surveillait ses troupeaux sur le mont Ida ; il le garda dans l'Olympe et fît de lui l'échanson des dieux. Des reliefs montrent le berger, coiffé du bonnet phrygien, préludant à son rôle futur, avant le rapt, et désaltérant l'aigle-dieu '; d'autres, le grand oiseau approchant du jeune homme qui repose au pied d'un arbre ^. Mais la scène de l'enlèvement est assez rare ^, et aucune pensée triste ne s'y attache: il ouvre en effet l'immortalité bienheureuse, et il a fourni un modèle plastique à l'apothéose.
Âctéon, le hardi chasseur déchiré par ses chiens, pour avoir excité la colère d'Artémis qui le métamorphosa en cerf, a inspiré bien moins fréquemment les sculpteurs de bas-reliefs. 11 faut retenir cependant un beau sarcophage du Louvre provenant de la villa Borghèse ^, qui offre sur la face antéi'ieure et sur les côtés une série de scènes illustrant les principaux épisodes de la légende : voici d'abord la meute, que des serviteurs s'apprêtent à conduire en chasse ; puis, servie par deux enfants, la déesse au bain, où, d'après une version, Actéon l'avait surprise, et de là son terrible ressentiment ; ensuite la métamorphose et le supplice d'Actéon ; enfin la mère du héros pleurant sur le cadavre étendu à ses pieds.
Encore une grande infortune que déroule à nos yeux un sarcophage de Vérone assez incohérent "'. On disait Phaéthon fils d'Hélios et de Clymène : voulant prouver ea descendance, il pria le dieu Soleil de le laisser un jour guider le céleste attelage. Grave imprudence : on voit les Vents qui embouchent leurs conques et soufflent éperdument ; le téméraire ne maîtrise bientôt plus ses coursiers, qui se cabrent, sortant de la voie tracée ; le char de feu embrase les éléments. Alors, furieux, Zeus et Junon interviennent, tous deux armés d'un long sceptre, foudroient l'insensé et le précipitent dans l'blridan ; il y tombe au milieu d'un groupe
1. Allmanii, Gr;iliaU,ïre,p. 16!», ii" 17; S. Rcinach, o]).cil.. III. p. 231, 2. Sarcophage .stripilé du Vatican : Hcinach. ihid., III, p. 370, 2 : Amelunf,', Skulpi. des Valik., II, pi. .\xiv,97a,