Hcinadi, op. cit., Il, p
4 llnd.. m, p. 230. 2-3: :<:)6, 1-3.
5. Ihid.. II, p. 322. 1 : cf. sarcopliafre de Manl.iue III, p. 52, 1;.
SYiMBOLES SÉPULCRAUX 611
Il était naturel encore d'exposer sur des monuments mortuaires les travaux d'Hercule ', dont l'existence fut presque toute de batailles et de massacres, bien qu'il n'ait exterminé que les tyrans, les brigands et les monstres; et aussi les Dioscures dans leur activité si variée, puisque par leur nature seule ils avaient déjà une signilication funéraire très nette. Mais force est bien de constater, en présence de sujets comme Ariane à Naxos, ou Achille à Scyros parmi les filles de Lycomède, que la mythologie fournit plus d'une fois de simples thèmes poétiques et décoratifs. Cette explication vaut-elle pour les nombreux sarcophages où se déroulent les cortèges dionysiaques ? On l'a contesté et il probable en effet que, dans le principe, une autre intention perçait sous un tel choix, l'affirmation d'une croyance aux félicités de l'au-delà; de la sorte le mythe d'Ariane et de Bacchus serait autre chose, sur une urne, qu'un joli tableau romanesque. Mais bien vite ce sens spécial se >era atténué. elTacé, et d'ailleurs, pour la façon même dont ils sont traités, nous pouvons voir dans les thèmes bachiques des sujets de genre et rien de plus.
^ III. — Symboles sépulcraux.
Il est un certain nombre de symboles sépulcraux dont la signilication figurée a pu également assez vite échapper au marbrier, artisan plus qu artiste, qui ornait les cippes funéraires. Nous parlons cette fois, non plus de légendes, mais de motifs isolés très simples. M. V. Macchioro, qui les a étudiés avec soin, en cherchant des prototypes dans l'art hellénistique '-, accorde que le sculpteur, puisant dans un répertoire tout fait, ne prêtait peut-être pas grande attention à ce symbolisme: mais il prouve, par des inscriptions dont la teneur est en parfait accord avec les reliefs qu'elles accompagnent, que ces thèmes funéraires, dans bien des cas, exprimaient vraiment une croyance actuelle. Il remarque en outre que, si l'ornementation décorative est parente de la sépulcrale par les motifs, ceux-ci sont traités dans la seconde avec plus de réalisme, y sont plus rarement stylisés; il y aurait là encore un indice dans
1. Encore ne les y voit-on puère ; cf. surtout deux parcoplinpes Torlonia, lun à frise continue, l'autre à colonnes : Heinach, ihid., 111, p. 3i0 à 342.
2. Il simholismo nelle figiirazioni xepnlcrali romane, dans les Memorie deir Accadeinia di archeoloijia. lellere e belle avli di \aj)oli, I (1911;, p. 11-143.