‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 432 sur 509 · IX. RELIEFS A SIJETS IIISTORIQL'ES ET MILITAIRES · texte numérisé non relu

IX. RELIEFS A SIJETS IIISTORIQL'ES ET MILITAIRES

ranle ans près on les date V mais on ne peut que très difiîcilenient les renfermer dans de plus étroites limites ; d'autant que les retouches sont manifestes: des tètes, notamment, furent modilîées dès le m*" siècle. N'était la ressemblance, donnée à Tune d'elles, de Claude le Gothique, qui se réclamait d'une origine flavienue, on ne verrait guère comment remonter jusqu'à Domitien. Examinons les sujets. A ce point de vue, les médaillons forment un tout, et dès lors pourquoi, comme quelques auteui's, supposer un long arrêt dans lexécution ? Il y a quatre reliefs à scènes religieuses : sacrifice à Apollon fig. 338), dieu de la libre nature, qui fait naître le gibier;

Kif,'. 33S. — Sacrifice à Ap(jlloii ^Cliciié .\linari).

sacrifice à Hercule, le héros à la peau de lion ; consécration à Silvain' d'un butin de chasse ; sacrifice à .Artémis, chasseresse elle-même ; et (juatre à scènes cynégétiques : départ, poursuite du sanglier (^fig. 339), , de fours ; halte ou clôture devant le lion étendu mort. Or Trajan était grand chasseur, mais Hadrien également, et de-cide-là on croit^ reconnaître le visage dAntinoiis ; ces fragments se placeraient donc

I. Les opinions en présence suiil résiiniées [.ar S. Heinncli Jh'liefs, I, p. 2.38\ qui hésite. I-cs reliefs sont reproduits i7)ir/., p. 250-2.Î1 el dans Slronj;, liom. Sculpture, pi. xi.-xi.i. (|ui. après Stuarl .lunes, Icsplacesous les FlavicnSj

p. 1.31 et fi\x\y..VviA\\n\\::\\iim, American Journal of arihaenlogy, V^ivic. XIX;

101') , p. .'«i.T-.'iK ; iji-iii p.ini- Domitien.

L APOGEE. UPOylE DE TRAJAN

au plus tôt vers le milieu du rè-ine crihulrieu. Le style surtout conduit à cette conclusion : on constate un retour, caractéristique de cette époque, à lisocéphalie, évitée avec soin depuis de Ioniques

Fig. 339. — Chasse au saii,:;luT Cliché Ahiiari^

années : les tètes sont au même niveau; on évite de les étaj^er, cl par suite on réduit les etFets de perspective; il y a là en outre un souvenir de la simplicité et de la sobriété helléniques, phénomène naturel sous un empereur philhellène ; pas de surcharge ; un fond assez généralement plat et lisse ; de Pair dans la composition ; même dans les charges vigoureuses de la chasse à courre, quelque chose d'idéali.sé '.

Cette opinion prendra plus de vraisemblance encore si Ton rapproche les médaillons des quatre panneaux, engagés dans le même arc, où l'on reconnaît des épisodes de la guerre dacique \ et où la léte de Trajan s'est de même, par deux lois, muée en celle de Constantin. Devant ces compositions, sans doute de peu postérieures à

1. Un papyrus lilU-raire dOxyprhyncIn.s. rappr..clK- du médaillon delà chas.=e au hun, indnil W. MofTa {Honi. MiUh., .X.WIl [19121. p. î>7-100\ à :onciure que celui-là au moins proviendrait dun monument dlladricn

2. Slronj;, nom. Snilplnre, pi. m vu-xi.vmi élat aclucP : S. Heinach teliefs. I, p. 2.î2-2:).î daprés les vicnv <lessi„s de Hul.eis)

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