LES ÉROS
ceur. Eux-mêmes emportent Pan ivre-mort, qui par un bras, qui par une jambe '. Des représentations types, que démarquaient les ateliers, voici les plus fréquentes et les plus caractéristiques.
L effigie d'une petite morte, sur son sarcophage -, occupe le milieu de la cuve ; les Éros folâtrent autour d'elle pour Tégayer : elle appuie contre sa poitrine des fruits que vient d'apporter l'un d eux — il lui olfre encore un énorme raisin. Un autre s'est juché au sommet d'une corbeille débordante, d'où il a délogé un troisième qui tombe sur le dos, tandis qu'un compagnon court à son aide. De l'autre côté est une immense vasque; sur les bords deuv puUi sont perchés comme deux oiseaux. Ailleurs, ils se penchent, curieux, sur une de ces grandes cuves, où se vide une amphore; ils y remplissent leurs carafons ou y boivent à même. Au premier plan, aimables ébats : un malicieux s'est aiïublé dun masque farouche, qui le couvre en entier, et brusquement sa main, par la gueule entr'ouverte, présente un serpent dont la vue soulève quelque émoi •'. L'n sarcophage de la Mlla Albani '',où reparaissent la vasque et la corbeille, oiïre une combinaison des thèmes précédents .
Certains bambins (ont de la musique ou, comme ceux d"aujourdhui, jouent aux barres, à la poursuite, luttent à mains plates ■; ceux-là, ceste aux poignets, commencent un pugilat en règle; un troisième tire par les ailes un compagnon, comme pour prévenir un mauvais coup, car il y a des vainqueurs et des vaincus; l'un remporte une palme, celui-ci sa couronne; un troisième, qui est tombé, frotte sa tête meurtrie ". Les divertissements périlleux ne les effraient point : un couvercle de sarcophage ' porte une zone d'enfants à la chasse, série de combats singuliers contre des animaux très divers, autruche, ours, cerf, lion, verrat. Le motif des Kros en cochers du cirque est en i^wm^a faveur «.
1. Heinach, II. p. KiO. 1 15.11. Mus.,: III. ,.. lî.iO. 1 Anulun-, .s/.»/»/ ,/,.., \alili., II, pi. xi.\, n" 7:5 a : H, p. 407, .3.