LES SUJETS
signet; jadis convenus avec la mère il a reconnu son iils '. Sur une fort belle plaque de \'alens - se déroule le triomphe d'Ariane : la fille de Minosest assise, le tambourin contre un genou, et tourne la tête vers les deux lions au galop qui l'entraînent; en avant, un Satyre jouant de la double llùte et Silène la tète chargée d'une corbeille à fruits; derrière elle, une Ménade entrechoquant les crotales. .\illeurs, Ariane triomphe avec Bacchus. tous deux portés sur un grand char à quatre roues, attelé de deux panthères dont un vieux Pan tient les rêne? et que dirige encore, en tète, un Salvrisque armé du thyrse. Dans une scène un peu douteuse on croit reconnaitre Pélops montant sur son quadrige, auprès d'Hippodamie qui retient les coursiers •*. Mentionnons également Jason qui dérobe la Toison d'or, tandis que Médée abreuve le serpent pour détourner son attention ' ; Oresle réfugié sur l'omphalos, le bras gauche enveloppé de son manteau, brandissant le glaive de la main droite et bravant les l'irinyes qui le poursuivent''. Deux plaques raccordées montrent Ulysse sur son navire, solidement attaché au mât et avertissant ses compagnons ; la mer agitée est parcourue par des dauphins et près de là, sur un rocher en surplomb, trois Sirènes font le guet et cherchent à séduire les voyageurs '*.
Le cycle dionysiaque fournit un certain nombre de sujets ". Faune et Ménade dansent un pas joyeux, tenant la corbeille qui serl de berceau à Bacchus enfant, couvert de pampres. Sui- une autre plaque, son buste surgit d'une touffe de feuillages et deux vieux Satyres agenouillés le couronnent. Puis voici une bacchanale : une Ménade, esquissant un pas léger, joue de la double llùte, et deux Satyres, emportés par l'extase, tournoient éperdumenl, la tète renversée. .Autre danse encore plus emportée, réglée dans latelier de Valens : la Bacchante musicienne marque vivement la mesure à l'aide du scahelhim ; Pan, gagné par le délire, imite les danseurs el laisse sa syrinx.
Bacchus étant aussi le dieu de la vigne, les répli(|iie> abondent
1. UolnliMi. |). Inl.lii;. IS7 l$i-. Mu-. ; Uoiniicli. III. p. 2ii!". I inus.-f Kiicher;.
2. Rolidcn. pi. i.wvr, 2 : Rt-inacli. II. p. 2.)i, 3 Louvre ; cf. p. i.iâ, I.
3. Rohdon.])l. x.mii (musée Kirclier.: Meinacli, II. p. 2(1(5. 3 Luumo . h. Keinacli, II. p. 26 î. 1 Louvie .
i. Rolideii. pi. XIX musée «les Tlu-iiiies ; Reiniicli. II. p. 2"J. I Loin reV il. Rolideii. pi. «:xxxii ; Reiiiach, II. p. 271, 2 Luiivre .
7. Rohdeii. pi. \vi : x\i\ . 2: ixwi, I: ncinach. IL p. 27i. 1-2: 27."), 2; 27<i. 1-^ : 287. 1,
Mil. LES RELIEFS DE CERAMIQUE l'EINTE
du tableau de la vendange' : deux jeunes Satyres, à genoux symétriquement devant une treille où les oiseaux se donnent rendez-vous, coupent en hâte les lourdes grappes ; les corbeilles à leurs pieds s'emplissent (tig. 368). Ensuite ils foulent les raisins en se tenant
FiiT. .368. — Satyres vendangeurs.
par les mains; de la cuve en fermentation, où Silène apporte des graines nouvelles, l'ivresse monte à leurs fronts et ils dansent de la même allure que nous avons autre part signalée -.
Dans cette mythologie, cest fréquemment le souci ornemental qui primo tout ; témtiin la combinaison d'êtres humains et de formes décoratives, et la disposition symétrique de ces élément. Il ne manque pas d'.\mazones blessées, relevées par .Achille ou |)ar quelque compagne, combattant avec des Grecs, ou renversées par des griffons tout comme les Arimaspes et présentées de la même manière •'. Sur nombre d'exemplaires, deux .Arimaspes adossés et appuyés sur un genou, tendent chacun à un grilFon une coupe à boire, dans laquelle ils font de haut tomber un lilet d'eau lig. 3691 ■•. Kien de plus courant que deux ligures, identiques ou presque, séparées par un motif central : Bacchantes agenouillées devant une plante de pavot très stylisée ou un masque de (îorgone ^ ; musiciennes ailées ou hiérodules séparées par un cand»'-
. Kolidcn. p. 60-69 ; pi. xv : .\x, 2; Reinacli. II. p. 2:fi, I : 2"7. I 1'. (".r. plus haut. p. 669, les Reliefs de genre. .«. Hcinach. II. p. 2i5, 2-3 ; 246. 1-2; 247, 1. 1. D après Heinach, II, p. 285, 1 ; Rohdcn, pi. xxii DresdC/. 5. Rohden, pi. xvxvi. 2: Reinacli. II. p. 2s:>. 2.
LES SLJKTS
labre ou le l^alladioii ' ; une cassolette se place entre deux canéphores ou deux \'ictoires tauroctones - . un canthare ou un masque
Fiic. 3t)!t. — Ai'imaspes et i;i'ifTons.
de Gorgone entre deux panthères lij;. 370) •', entre deux Eros à califourchon sur des panthères dont le corps s'achève en rinceau,
Fitr. ■i'o. — l'atitlu'-rcs allVimtées.
ou sur des danpliins (pi'ils excitent du fouet '• Ce procédé de décor irréel se manifeste pleinement là où deux sphinx, dont la queue se termine en motif floral, se font vis-à-vis, regardant la déesse Isis ou un dieu nain, peut-être Ilorus'. Autre type à nombreuses