‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 53 sur 509 · Liv.. XXXVII · texte numérisé non relu

Liv.. XXXVII

b. Ascon. wi Verrem. I, S 19. p. 133 éd. Orelli; ; C. L L.. VI. 1303 et suiv.

ARCS DE TRIOMPHE

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Fi},'. M. — Plans d'arcs de li-iomijlic.

1. Arc d'Auguste, à Suse. — 2. Arc de Titus, à Rome. — 3. Arc des Argentiers, à Rome. — 4. Arc de Scptimc Sévère, à Ila'i'dra. — 5. Arc de Caracalla, à Tébessa. — 6. Arc de Constantin, à Rome.

en tout cas plus prudent de substituer au terme « arc de triomphe » celui de « arc monumental ».

Quelques-uns, ainsi qu'on l'a établi par des exemples certains \ avaient une signification politique et religieuse ; leur érection accompagnait la fondation dune colonie et leur emplacement marquait l'entrée de la ville, sur la ligne du pomerium. Il en était ainsi à Aoste, à Suse, en Italie ; à Orange, en Gaule ; en AtVique, à Béja, à Uchi Majus, à Timgad.

D'autres devaient perpétuer la mémoire de travaux entrepris par des empereurs : l'arc de Rimini, à l'extrémité de la voie Flaminienne restaurée par Auguste, l'arc de Bénévent, sur la voie Trajane. ou celui d'Ancône, sur le môle du port. Pour la plupart leur signification nous échappe ; on voit seulement qu'ils portent le nom de l'empereur régnant. Dans bien des cas. il semble que ce fussent simplement des portes monumentales, particulièrement soignées, aux abords d'une ville (Lambèse, Timgad), aux extrémités ou au milieu d'un pont (Saint-Chamas, Martorell, Saintes, Alcantara), à l'entrée d'une place publique (Pompéi, Sbéitla, Pétra) ; on y inscrivait le nom du souverain, comme on le faisait sur d'autres édifices, théâtres, portiques, à la fois pour dater la construction et par loyalisme.

La forme des arcs monumentaux n'est pas toujours la même ; on a noté dans leurs plans des différences caractéristiques-.

Le plus grand nombre d'entre eux ne présentent qu'une seule ouverture. M. Graef qui a fait un relevé, devenu incomplet d ailleurs, desdilférentes portes triomphales connues, — dans lesquelles il a fait figurer un certain nombre de portes de villes — en a compté 85 sur l'25, parmi lesquels on peut citer trois arcs du temps d'Auguste, ceux de Suse (fig. 37, i ), d'Aoste et de Rimini; celui de Saint-Remy, qui est de la même époque, sinon antérieur ; l'arc de Titus à Rome (fig. 37, 2 ) ; ceux de Bénévent. d'Ancône, de Maclar, d'.Alcanlara, qui datent de Trajan ; l'arc tl'Iladrien à .Athènes ; l'arc des .Argentiers à Rome (fig. 37,3) et celui d'IIaïdra. contemporains de Septime Sévère Hig. 37,* ) •'.

Quelques-uns ont deux portes : l'arc de Saintes (Tibère . celui d'.Aiinouna ilate inconnue). Fréquemment '2'2 fois d'après M. Graef) on rencontre des arcs à trois baies, une grande au centre et deux

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