PORTES DE VILLES
montre des dispositions analogues. Elle s'ouvrait entre deux grandes tours octogonales. L'ouverture en était protégée par une herse
S 10 If 70"
Fisî. 35. — Porte de Trêves.
dont le? rainures sont aujourd'hui encore parfaitement visibles. Par le couloir d'entrée on pénétrait, non pas directement dans la
Fif:. 3rt. — ['url.t Aiireu du piduis de DiucKHioii. d'après Ht''l)rard.
place, mais dans une cour daticnte d'où l'on ressortait par une autre porte, ((ui faisait face à la [)reniière : cesl ton jours l'application du même principe '.
I. K. Ilébrard et .1. Zeiller, .S'/i.i/.'i/o. le pnlnis de Dinclélien, |). 30 et siiiv.
§ V. — Arcs de triomphe '.
Des portes de villes se rapprochent tout naturellement les arcs dits « de triomphe « ; ils ne dilTèrent des portes pour la disposition g-énérale, que par un détail : n'étant accolées à aucune muraille, leurs faces latérales se prêtent à lornementation. Il ne faut pas, dailleurs. se laisser tromper par le terme usuel d' << arc de triomphe », dont l'emploi remonte, pourtant, à l'antiquité. La plupart de ces sortes d'édifices n'ont pas été construits à l'occasion dun triomphe, bien qu'ils rappellent par leur forme ceux qu'on érigeait sur le passa<;e des triomphateurs. Ce sont h. l'origine des monuments honorifiques destinés à commémorer un événement notable. Pline explique - que, alors qu'autrefois on dressait des statues sur des colonnes, afin d'élever ceux qu'elles représentaient au-dessus des autres mortels, on était arrivé de son temps au même résultat avec des arcs ; et ce qu'on sait des premiers arcs [fornices] édifiés à Rome confirme son assertion. C'est ainsi qu'en Tannée 196 av. J.-C, L. Stertinius avait fait construire, avec le butin pris en I^spagne, trois arcs surmontés de statues de bronze doré, dont l'un dans le cirque Maxime ^. En 190, Scipion T.Africain, avant de partir avec son frère pour l'Orient, fit de même '. Par contre, c'est en souvenir d'un triomphe que Q. Fabius Maximus AUobrogicus éleva un arc en 121 av. J.-C. pour célébrer sa victoire sur les Allobroges"'. Même sous l'Empire, où la mode des arcs de triomphe se développa et se répandit dans les provinces, on compte ceux qui rappellent des succès militaires tels que l'arc de Titus. Tare de Septime Sévère sur le forum, et l'arc de Constantin, voisin du Colisée. La plupart du temps il serait plus conforme à la vérité et
1. Cf. Graef clans lc>; Denkmiiler des klass. AUertums de Baumeisler. au mot Triuinph iind Ehrcnhmjen; (luadet, dans le Dict. des Anl. de Saji^lio, au mot Arcus I, p. 31tl et sui\ . ) : Hiilsen. Festschrifl fur 0. llirschfeld, p. 52.3 et suiv. ; Curlis, liomun monumental arches, dans les Supidementari/ Papersof the American Schnol al Home, II, p. 20 et suiv. ; Durm, Bnukunst der liiimer. p. 7IK cl suiv. ; Ci. Spano, L'origine degli archi onorari e Irionfali romani (dans .Xeapolis, I. 1913, p. 154 et suiv.). On trouvera aussi la leprésenlalion d'un certain nombre d'arcs de triomphe etdc portes dans Ferd. Noack, Die liauhunsl des Alterlums, s. d., pi. r.xxx, cxi.v à c.i.\ , r.xci et. pour IWfriquc, dans Gsrll. Les monuments antiques de l'Algérie, pi. xxvni à xi.iii.