Dubois. Pouzzoles antique. [). '2K0 cl siiiv
2. Cf. Lanciani, Topor/rafîn di lioma anlica : le acque et gli acquedolti. dans les Aiti délia R. Accademia dei Lincei .Memorie délie classe di scienze niorali, IV, 1880. p. 215 et suiv.).
3. C. Germain de Montauzan, Les aqueducs antiques de Lyon. Paris, 1909, 8», p. 9.3 et suiv.
i. Tissot. Géogr. comparée de l'Afrique. II. p. 548 et suiv. ; Audollent, Carthage romaine, p. 183.
Gomment on arrivait a accomplir des travaux aussi importants, c'est ce que nous savons par les auteurs anciens comme Pline, ^'itruve, Frontin, et surtout par les restes d'aqueducs et de canalisations qui ont été étudiés dans toute létendue du monde romain '. On commençait par capter les eaux qu'on av^ait reconnues bonnes, soit, s'il s'agissait de sources, par des galeries drainantes souterraines, qui amenaient ces sources à la surface sous le plus gros volume possible, soit, si Ton voulait emprunter la ressource d'une rivière abondante, par des barrages de dérivation.
Pour l'établissement de ces barrages, comme du reste pour tous les travaux d'hydraulique, les Romains se sont montrés d'une habileté etdune ingéniosité extraordinaires. Cette habileté s'est surtout manifestée, comme il est naturel, dans les régions de l'empire où le régime était le plus irrégulier, où la quantité des eaux pluviales, extrêmement abondantes en hiver, se rarélie en été à tel point que les rivières se dessèchent et où, en conséquence, il est nécessaire de faire de grandes approvisionnements en vue de la saison sèche. Les études spéciales faites en Algérie et en Tunisie ont fourni sur ce point des renseignements aussi nombreux qu'importants -.
Les dispositions des barrages variaient quelque peu. Les uns coupaient normalement le courant, si bien que dans les plaines, lorsqu'ils s étendaient sur une assez grande longueur, à droite et à gauche de la rivière, ils déterminaient de vastes bassins qui faisaient fonction de réservoir. Ailleurs, dans les endroits resserrés, ils constituaient une digue qui détournait le cours des eaux pour les conduire à l'endroit choisi. Parfois on aménageait une prise d'eau de chaque côté du lit barré et Ton alimentait de la sorte des aqueducs ou simplement des citernes avoisinanles. La fig. 45 représente les restes d'un barrage monumental établi sur l'Oued-Oerb, qui traverse l'ancienne ville de CiUiiim (Kasrin. en Tunisie ^). Il
1. Sur les aqueducs romains, cf. Lanciani, p/j. et/. ; G. Tliicrry, dans \e Dicl. des Anl. de Saiflio, au mot Aquaediiclns : (iermain de Monlauzan, op. cit. (où à propos des aqueducs de Lyon, la (jutslion j,'énérale est traitée dans tous ses délai 1>^ .
2. R. DuCoudray la Hlanchère, Lamènaç/emenl de l'eau et rinslallationiiirale dans l'Afrirfiie ancienne [.\ouvelles arch. des .Missions, VII : (iseli. Enquête administrante sur les travaux hydrauliques anciens en Ah/érie, Paris, 1912, in-12 : P. (lauckier, Enquête sur les installations ht/drauliifues romaines en Tunisie: D' Carton, Eludes sur les travaux hiidrauti(iues romains en Tunisie.
3. Salarlii), Hafifiorl de mission Arch. des Missions. :\' série, t. .\III\ p: 162.