AQLEDUCS ET CHATEAUX D EAU
Vue en amont
Fij:. 45. — Barrajîc c(e Kasrin, daprès Satadin.
est en forme de segrnent de cercle ; jeté au travers de la vallée, il présente sa convexité vers l'amont; sa hauteur est de près de 10 mètres, sa longueur de 100 à 150 mètres, « Il est bâti verticalement en amont et sensiblement en talus en aval, surtout aux extrémités qui s'appuient sur le roc. Cette construction, laite de beaux moellons maçonnés avec soin, était terminée à sa partie supérieure par une sorte de route de 4 m. 90 de largue, pavée de petits matériaux. Dans la partie inférieure, une ouverture, large d'environ 2 mètres, donne passage aux eaux de la rivière. On conçoit facilement quelle énorme quantité d'eau était en réserve en amont de cet ouvrage, quand d'un coup d'œil on embrasse la double vallée qui y aboutit. »
De tels barrages pouvaient, d'ailleurs, servir à deux lins : alimenter des aqueducs et des citernes et répandre dans les campagnes voisines l'eau nécessaire aux besoins de l'irrigation.
De toute façon, qu'il provînt d'une source ou d'une rivière, le liquide s'accumulait dans un bassin [caslellum) ^ conçu sur un plan analogue à celui des citernes que nous venons de décrire ; là, il se décantait avant de s'engager dans l'aqueduc.
La nature des aqueducs variait avec celle du terrain qu'ils devaient traverser et les conditions de la main-d'œuvi*e. « Les conduites d'eau sont de trois genres, dit Vitruve '^ : canaux maçonnés, tuyaux de plomb, tubes en poterie. » Après avoir fait cette distinction, l'auteur donne sur les conditions d'établissement du second système des renseignements précieux ^ : u La conduite d'eau par tuyaux de plomb sera établie selon la méthode suivante. Si de la source à la ville règne une pente insensible et s'il n'y a pas entre les deux de montagnes trop hautes qui puissent l'interrompre, mais des ondulations, il faudra élever des substructions jusqu'au niveau de la conduite comme pour les biefs et les canaux. .Autrement, si le contour n'est pas trop long, on fera un circuit ; si la vallée se prolonge, on fera descendre la conduite sur la déclivité. Arrivée au fond, on la soutiendra par une substruction peu élevée, de façon à prolonger autant que possible le passage à niveau. C'est là le ventre [venter] ou ce que les Grecs appellent y.oùJ.(x. La conduite ayant atteint la colline opposée, l'eau, grâce à la longueur du
1. Vf)ir Thierry dans le Dict. des Anl. de Saplio, au mot (^;islelliim.