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AQUEDLCS ET CHATEAUX U EAU

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1er en un mot ceux qui sillonnent la campa^aie autour de Rome. Au cas où il devenait nécessaire de donner à ce mur de soutien une hauteur exceptionnelle, on superposait les arcades. J.e

Kig. 16. — l'ciiil ilu (îai'd (^liclié <hi Tiuirinjr (lluh dv Kraiicc).

specu.s du pont du Gard, qui mesure iô mètres de haut, repose >ur trois ranfj's d'arcades (fig. 46) ; il en est de même de celui de

Ma.NI El. n'AUCHFOI.or.iF. nOMAINB. 7

98 V. CITERNES, AQLEDVCS, FONTAINES ET ÉGOLTS

Merida *, en Espagne et celui de Cherchel, en Algérie '-. Le grand aqueduc de Ségovie, haut de 31 mètres ^, et celui de Tarragone, haut de 30 mètres ^ ne présentent que deux rangées.

La disposition de ces séries d'arceaux varie, d'ailleurs, ainsi qu'on Ta fait remarquer '■', avec les pays. Tandis que presque partout les architectes disposaient les rangs d'arcades les uns au-dessus des autres, comme autant de ponts étages — c'est le parti qui a été adopté pour le Pont du Gard — en Espagne et en Afrique principalement, ils faisaient monter les piles de fond jusqu'à l'élévation voulue en les reliant, dans la hauteur, par un ou deux arcs d'entrecroisement.

De semblables aqueducs, lorsqu'ils étaient jetés sur une rivière, pouvaient aussi, naturellement, servir de pont : c'est le cas du Pont du Gard, dont l'étage inférieur est plus large que les deux étages supérieurs ; l'espace laissé libre autour des pieds des piles du second étage livrait passage aux piétons.

Frontin nous apprend que plusieurs des aqueducs de la ville de Rome, à l'approche de la cité, aboutissaient à des piscines piscinae limnriae] ou l'eau, « suspendant son cours comme pour respirer, déposait son limon » ^. Il en était de même dans toutes les villes de l'empire qu'alimentaient des aqueducs, comme le prouvent les restes de piscines qui ont été relevées en Italie et dans les différentes provinces. Elles sont analogues aux bassins de réception et de décantation dont nous avons donné les plans ci-dessus ; nous n'avons pas à y revenir ici. Signalons seulement un spécimen original de piscine épurative qui a été découverte sur le Pincio, à l'endroit où arrivait YAqua virgo ~ (fig. 47). Elle se composait de quatre chambres voûtées, superposées deux à deux. L'eau arrivait dans le bassin voûté A ; elle passait par un regard b dans la chambre B, puis en G, d'où elle remontait dans la chambre D, pour reprendre sa course en e. Les impuretés se déposaient sur le sol des deux chambres inférieures qui était légèrement en pente de N en M,

1. De Laburclt-, Voy. en Kxpaffne, I, 1, p. IIJ, pi. <;i. à ci.ii.

•J. (tseW, Monuments (le l'AUjèrie, I, |). 248.

.{. Caniiia, .lrc/i/7e//. rom.. pi. c.i.wi : De Lahorde. np.cil.. II. 2, pi. x, \ii à .vx\ . /

J. De Laborde, op. cil., I, 1, pi. i.v : .1. Vmg y Catiafaloh. L'uninileclnrii rornnnicH n (^alulunya, Barrelom-, 1909, S", p. lil.

â. Ghoisy, Hisl. de l'arch., 1, p. r^Si.

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