‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 67 sur 509 · Gsell, Monuments de l'.Mgérie, I, p · texte numérisé non relu

Gsell, Monuments de l'.Mgérie, I, p

6. Cf. K. Miclion dans le Dicl. des Ant. de Saj^lio, au mol Fistula. 1. Lanciani, Le acque, p. 187.

8. Nolizie derfli Scavi, 187K, p. 332 et suiv. ; Carton, Découvertes en Tunisie. p. 280; cf. Lanciani, Le acque, p. 184,

descendre dans le canal et d'en effectuer l'entretien. L'ouverture en était soit ménaj:fée à tleur de terre et protégée par une dalle, soit surmontée de tourelles parfois terminées en forme de cône ou de pyramide. Leur distance variait suivant les cas *. Ce système est parfaitement visible pour un aqueduc de Tunisie, celui de la ville de Dougga -. On y rencontre un très grand nombre de piitei, qui émergent encore au-dessus du terrain. « Leur section, intérieurement, est circulaire, de 1 m. de diamètre, et extérieurement, carrée jusqu'à une certaine hauteur, probablement jusqu'au niveau du sol antique, au-dessus duquel ils apparaissaient cylindriques, s'élevant jusqu'à deux ou trois mètres, on ne peut plus au juste le savoir, tous étant à présent plus ou moins tronqués. Les parois intérieures en sont très soignées, à joints réguliers et unis, avec de petites cavités ménagées pour le pied, afin de faciliter la descente. A côté de quelques-uns d'entre eux on a retrouvé l'épaisse dalle qui servait à recouvrir l'orifice ■*. »

Les choses n'étaient point aussi simples dans les pays accidentés. La pente de la rigole devant être continue, cette continuité ne pouvait s'obtenir qu'en creusant des tunnels dans les reliefs et en comblant les dépressi,ons du sol par des substructions. On plaçait donc le chenal sur un mur de soutien, de hauteur variable, bâti soit en grand appareil, soit souvent en blocage ; au passage des vallées profondes, ce mur pouvait atteindre une très grande élévation. Mais une muraille de celte sorte sans ouverture, outre qu'elle eût été d'un prix très élevé, eût constitué une gêne considérable pour la circulation. Aussi avait-on coutume de la percer d'arches qui se succédaient sans interruption, si bien que la substruction se composait d'une série de pieds-droits et d'arcades à jour, surmontées d'un bandeau. C'est sur ce bandeau qu'on établissait la cuvette de l'aqueduc avec son chenal, suivant la méthode indiquée plus haut. De loin en loin des ouvertures ménagées dans la voûte laissaient échapper l'air du canal, en introduisaient de nouveau et permettaient de surveiller l'intérieur de la construction.

L'Italie et les différents pays du monde possèdent un grand nombre des restes de ces aqueducs d'époque romaine : il suffit de rappe-

1. Sur loul ceci voir Kronlin. de u(fuis, 89; Germain de Montauzan, op. cit., p. 233 cl suiv. ; (i. Thierry, dans le Dict. des .\nl. de Saf^lio, I. p. 3iO.

2. Carton et Denis. Bull, de la Soc. d'Oran, 1893. p. rts et suiv., 155 et suiv.; Germain de Monlauzan, op. cil., p. 286.

3. Autre exemple pour l'aqueduc de Sens dans Germain de Monlauzan, op. cit., p. 2R9 (d'après Bclj;rand .

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