LES PALAIS IMPERIAUX
L'embellissement du Palais-Sacré avait été, à toutes les époques de floraison de Tart, une des préoccupations essentielles des empereurs byzantins. Après Justinien, le basileus iconoclaste Théophile y avait déployé, on Ta vu, une prodigieuse magnificence. La nouvelle dynastie n'eut pas un moindre souci de marquer somptueusement de son empreinte la résidence impériale.
Les constructions de Basile I, — Aussi bien Basile I, assassin de Michel III, tenait-il peu à habiter les appartements de son prédécesseur. Il se bâtit donc, au sud du Chrysotriclinium, un palais nouveau, le Génourgion. Les historiens byzantins de Tépoque en ont complaisamment décrit les splendeurs. Le grand salon était soutenu «par seize colonnes dis][>osées à intervalles é^aux, dont huit étaient de marbre vert de Thessalieet six d'onychite; toutes avaient été couvertes d'ornements par le sculpteur, et historiées de rameaux de vigne, au milieu desquels se jouaient des animaux de toute espèce. Les deux dernières étaient d'onychite aussi, mais elles n^avaient pas été traitées de la même manière par Tartisle, qui en avait orné la surface de cannelures se déroulant en spirales. Dans tout ce travail, on avait cherché dans la variété de la forme un surcroît de plaisir pour les yeux. Toute la partie au-dessus des colonnes jusqu'à la voûte était ornée, ainsi que Tabside orientale, de mosaïques de toute beauté ». La chambre à coucher n'était pas moins riche. .< La chambre à coucher édifiée par Tempereur Basile est, dit son