Bertaux, Les mosaïques de Daphni, p
La plupart de ces figures semblent dessinées d'après un même archétype, conformes à un même canon; elles ne se différencient que par des indications toutes conventionnelles, l'âge, la forme et lit couleur de la barbe et des cheveux. Comme l'a dit ingénieusement Kondakof, tous ces visages se ramènent à trois types, le type angélique, le type prophétique, le type apostolique. Daii;,
Fig. 2lt. — Saints. Mosaïque de Daphnî (d'après Millel).
chaque catégorie, on rencontre des jeunes gens, des hommes faits, des vieillards ; mais le type même ne change guère. A Daphnî, " le groupe des trois martyrs Andronicos, Probos et Tarachos, dans trois médaillons voisins, semble donner, trois portraits successifs du même homme, qui aurait vieilli sans rien perdre de t^,! grâce première' >• (fig. 241).
Diversité des types. — Pourtant, si l'on regarde plus attentivement, on constate sous cette apparente monotonie un effort pour diversifier les visages. Sans doute, cet art fait le plus souvent abstraction des variations individuelles; mais si, en général, le> personnalités ne se dégagent point pleinement, du moins tous ces saints ne sont-ils pas d'une même famille. En face des évêque^ et des moines, au visage osseux et rude, au corps lourd et mal taillé. à l'attitude raide et compassée, fi l'expression monotone et triste, prennent place les archanges, les saints guerriers, au riche costume militaire, au corps élégant et souple, à l'attitude libre et Gère, au visage resplendissant d'une juvénile beauté (fig. 242). En face du type grec antique, un type nouveau, d'autre part, apparaît, au\