‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 239 sur 370 · I. Kondakof. .Vonamend de Cari chrétien à t'Alhni, p. 17K · texte numérisé non relu

I. Kondakof. .Vonamend de Cari chrétien à t'Alhni, p. 17K

image de la Madone, copie ancienne d'un original byzantin, exécutée, d'après Kondakof, au x® siècle, et une autre datant du xi^ ou xii® ; à Kozkhéri, un Christ du xi* siècle avec un cadre décoré d'émaux, etc.

L'Occident, d'autre part, possède un certain nombre d'images, à quelques-unes desquelles on attribue une date assez ancienne: à Rome, entre beaucoup d'images de la Vierge d'antiquité douteuse et mal attestée (Madone d'Aracoeli, pas antérieure au xii* siècle ; Madone de Santa Maria Siciliana, mentionnée en 1092; etc.), ou citera seulement la Madone de Sainte-Marie-Majeure, Tune des plus remarquables par sa valeur artistique et qui, au jugement de Kondakof, serait du viii® ou du ix° siècle, et la Madone de Santa Maria in Via Lata (xi* ou xii® s.); à Saint-Marc de Venise, la Madone Nicopea, copie d'un original grec de THodigitria datant du x*' ou xi*^ siècle, mais fort restaurée ^ Deux panneaux bien conservés au contraire se conservent à Bisceglie, en Fouille, dans l'église de Santa Margherita. Ils représentent la sainte titulaire de l'église et saint Nicolas. Ce sont deux icônes byzantines du xii*^ siècle, sur fond d'or, d'une couleur profonde et bien patinée.

Toutes ces icônes représentent des figures isolées, Vierge, Christ, Saints : d'autres assurément, de même que les mosaïques portatives, figuraient des compositions empruntées au cycle évangélique. Les inventaires précédemment cités en mentionnent un certain nombre représentant la Crucifixion, la Dormition de la Vierge, la Déisis, l'Anastasis, la Seconde Venue du Seigneur, etc. Mais il n'en existe guère de cette sorte qu'on puisse faire remonter à notre époque. Les tableaux d'origine grecque que possèdent certains musées, tels que celui du Vatican ou de Palerme, et où l'on voit des scènes évangéliques, Anastasis, Résurrection de Lazare, Mort de la Vierge, etc., semblent de date évidemment postérieure. En revanche le Musée Alexandre 111 à Pétersbourg conserve une fort belle image de la Crucifixion qu'on date du xii® siècle, et où se manifeste, dans l'attitude de la \'ierge à demi pâmée, une tendance réaliste et pathétique tout ensemble assez rare dans l'art byzantin de ce temps *. On peut citer également, au trésor du Sancta Sanctorum, un couvercle de reliquaire en bois (lîg. 266), où sont peints sur fond d'or la Nativité, le Baptême, la Crucifixion, les Saintes Femmes au tombeau et l'Ascension. On date ces peintures du x® ou du xi* siècle ^.

1. Sur la Madone Nicopea, cf. Molinier. Le trésor de S&int-HsLrc^ 62-63.

2. W. de Griineisen, La piccola icona hizantina del museo Alessandro lU a Pietrohurgo (Rassc^na d'Arte, 1904, Milan ; Kondakoî, Ico no ffraphie de Jésus- Christ, pi. XII.

3. Lauer, Le trésor du Sancta Sanctorum (Mon. Piot, XV, 1906), p. 97-99.

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