Bayet, L'art byzantin, li
552 LES IION'UVBNTS DB LA PÉINTI'RB. FRESQUES ET ICONES
en particulier est loul à fait remarquable par la largeur du modelé et le beau style desdraperies {Rg. 265).
La Russie égal emeni conserve un certain nombre d'icônes célèbres de ta Vierge, que des traditions assez mal établies attribuent à des
dates assez anciennes. Telles seraient la Madone de Smolensk, dont la première mention se rencontrerait en 1046, celle de Mourom (commencement du ïii' siècle), toutes deux du type de l'Hodigitria ; celles d'Igor (xii" siècle) et de Kostroma(i* mention en 1239); celles de Novgorod (10611) et de Koursk (1295), toutes deus dans l'attitude de la Vierge des Blachernes ; celles de Ghorsoun et celle
de Kazan, elc. Malheureusement, aucune étude acienlifique n'a été Taite encore de ces monuments, dont beaucoup, d'après Kondakof, dateraient de la période qui va du xi' au xiv' siècle '. U faut mentionner seulement, au musée ecclésiastique de Kief, une belle image
des apôtrea Pierre et Paul, datant du xii* siècle, et exéculée^au revers d'un panneau figurant la Déisis.
Les découvertes récentes faites en Géorgie ont fait connaître, d'autre part, quelques icônes qui semblent mieux datées par des inscriptions : à Ghélat, la Madone de Kakhouli{l" moitié du xii" siècle), copie de la Vierge byzantine de Chaikopralia, une icône du Sauveur {l" moitié XII''), une autre du ChrisI, avec légendes grecques (xi'-xii° s.); à Khopi, une figure du Sauveur (xu'-xiu' s.), une