‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 262 sur 370 · LES ATELIERS · texte numérisé non relu

LES ATELIERS

étolTes où la pourpre était mélangée de vert foncé (wpa^tvoôiê^.aTTaj ou de jaune pomme (7)jxi[XTiXîvo5t€XaTTdt), grands manteaux magnifiquement historiés réservés à Pusage de l'empereur ({xovoSédwoTa), toutes choses dont Texportation était sévèrement interdite (rà xex(DXu;jt.gva). Les produits de ces manufactures, où Thabileié des teinturiers byzantins s'eflbrçait de reproduire les nuances délicates des fruits, de Fabricot, de la pêche, etc., étaient une des gloires de l'industrie byzantine, un des éléments essentiels du luxe byzantin *. Sans cesse il est question au livre des Cérémonies de certaines pièces fameuses, orgueil du trésor impérial, qu'on exposait aux grands iours de fête pour décorer le Palais Sacré. C'étaient le xaêaXXotpioç, orné sans doute de chevaux ou de cavaliers, le Totwv, avec des paons, ràeTctptov, avec des aigles, le yfuTràpiov, avec des vautours, d'autres avec des griffons ou des lions. Les habits de parade du prince et des grands personnages étaient décorés de même; il est question de vêtements ornés d'aigles rouges et verts, de lions blancs, de taureaux, etc. Knfin les étoffes de cette sorte étaient souvent envoyées par les empereurs comme cadeaux aux souverains étrangers, et apportaient ainsi en Occident les merveilles de l'industrie byzantine. D'autres, de qualité inférieure, pour lesquelles le monopole n'existait point, étaient exportées, après qu'elles avaient été marquées de la bulle du préfet, chez les peuples étrangers : toutefois les négociants de Venise etd'Amalfi ne se faisaient point scrupule de faire sortir en contrebande même les étoffes dites impériales. Si Ton ajoute que la croisade de 1204 en enleva à Gonstantinople beaucoup d'autres, qui furent en général employées à envelopper des reliques, on comprendra qu'un nombre relativement considérable de ces précieux monuments se soient conservés et se rencontrent aujourd'hui encore, pour nous donner une idée de la splendeur byzantine, dans les musées et les trésors de l'Occident^.

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