Molinier, /vôtres, p
3. De hinsLSy Les triptyques byzantins conservés au Musée du Vatican et à la Bibliothèque de la Minerve à Borne (Revue de l'art chrétien, 1886) ; Kanzler, GUavori vaticani^ Rome, 1903 ; Munoz, Larl byzantin à iexposition de Grottaferratay Rome, 1906, p. 103 suiv.
fliîll LA SCI'LPTLIIF
qui pourrait tiussi bien être Nici-phnre Botaniale ( 1078-1081 j ? Je suis, je l'avoue, moins frappé que d'aulres, des ressemblances que la faclure de cel ouvrage oITrirail avec celle du dipLvque de Itomain el d'I^udoxie. En revanche, il y a parenli évidenle entre le Irîptyque Harba ville el trois belles plaques conservées à \'eni à Vienne el à Dresde ' :
sonl des volets de triplyqi représeiilanl des apôtres, d'une grande noblesse d'à Itilude (%. 310), et sur lesquels se lit le nom d'un « despote Constantin » qi pourrait èlre Constantin X Ducas (1059-1067;. De ta môme école on pourrailrapprother encore le triptyque ilu Cabinet des médailles, dont la Crucifixion occupe le panneau central (lig. 311):
les figures de la Vierge el de tiuint Jean, aussi bien que les médaillons qui décorent les volets, rappellent, avec quelque chose d'un peu plus conventionnel seulement, le style du triptyque du l.ou- . . vre. Enfin plusieurs plaques
li^-. -IIU. — Vulol (lelript(i|iicpn ivoiic- , .-•
MusJ'c <1« imlait clucul d Venise . représentoni la \ lerge seni-
blenl apparentées au même fçroup.. : celle d'L'Irechl (fig. Sl-2 . où la Madone, un peu lon- ;;ue, l'st drapée avec une éléganlc simplicité, est d'une facture its>c/ semblable à celle du diptyque de Homain; celle de Liège, où il y a quelque maniérisme, et celle du triptyque de l'ancienne collection Spitzer (aujourd'hui collerlion Hartmann), avec le balda-
((uin ajouré qui encadre la Théntokos, senibleitl de date légèrement postérieure.
I.a plupart des monumenls qui viennent d'être mentionnés présentent avec le diptyque de Romnin une remarquable parenté de
Fig. 3tl. — Triptyque il'ivoire (Cabinet den médailles). Phol. (.iiraodoii
style et d'exéculiou : on semble donc aalorisé à rapporter à la seconde moitié du xf siècle l'origine de ce remarquable ensemble. Si cette date est admise, il faut observer combien, à cette époque, tous ces ouvrages sont encore exempts de ce qu'on a appelé •• le hiératisme byzantin » . On y sent, comme dans les cofîrels civils, l'imitation visible des modèles antiques, mais une imitation qui garde toute sa liberté, et que miti;^e heureusement l'étude directe de la nature.
Les mêmes qualités d'art se rencontrent, peut-être plus acctisées encore, dans une plaqued'ivoire qui peut être considère comme un
chef-d'œuvredsTart byzantin. C'est la Viei^e de l'ancienne collection Bastard, aujourd'hui dans la collection StrogaDoir(lig. 313). Le style en parait supérieur encore à celui des monuments du groupe Harbaville. « Nul maniérisme , nulle recherche : l'attitude est noble et simple, l'exécution pleine de larg-eur. Rarement le type de la Vierge a été rendu avec plus de bonheur : les traits, où la délicatesse s'unit à la force, accusent l'ovale régulier du visage ; et les yeux grands ouierts, le nez droit, la bouche petite et fine donnent k l'ensemblfl de la physionomie une expression de majesté et de grâce. Les draperies sont traitées avec la même ampleur; l'artiste n'en fouille pas minutieusement les plis, mais il les groupe enuneélégance harmonieuse. Cette figure est digne de l'école qui exécutait les miniatures du Psautier de la Bibliothèque Nationale ' », et elle semble bien, en effet, devoir être attribuée au x* siècle. On en peut rapprocher, tout en lui assignant plutôt pour date le xi* siècle, l'ivoire de la Bodiéienne d'Oxford, où le Christ, élégamment drapé, est représenté assis sur un trône, la main levée dans un geste de bénédiction (Rg. 314).
Il serait vain de vouloir classer avec certitude les nombreux triptyques que nous possédons à côté de ceux qui viennent d'èire mentionnés*. On observera seulementque, tandis que les uns représentent au panneau central des figures isolées, Christ, Vierge ou saints, le plus grand nombre de ces monuments montrent à cette place une composition monumentale, souvent surmontée d'un baldaquin ajouré semblable à celui du triptyque Spitzer-Hartmann. On y voit lour à lour la Crucifixion (collection BonnalTé, maintenant collection Oppenheim à Cologne), la Descente de croix (collection Chalandon "). la Mort de la Vierge (Bibliothèque royale à