TRIPTYQUES
Munich), la Descente aux limbes (musée de Berlin), les Saintes femineit au tombeau (Musée National de Florence). Parfois, sur les
volets mêmes, des scènes é van géliques remplacent les figuresou les médaillons de saints (Griinoa Gewôibe de Dresde '). Beaucoup
ti*i4 LA SCLLKTLBE
de ceâ monuments t^mbleiil se rattacher à l'iconographie de la lin du m' el du xii' siècle, el s'inspirer des modèles créés par les mosaïstes cl les minialurisles.
CoffrHs. — Les ivoiriers enfin nous ont laissé un certain iiombri'
- Le Christ. Plaiiiic d'ivoire Oxford).
de ci>irrcts h suji?Is religieux. Ils y oui conservé parfois les bordures Il rosettes des coiïrets civils, en sculptant sur les panneaux des épisodes de la Genèse, tels que l'histoire d'Adam el d'Kve, de Caïii cl d'.Abel coffrets de Darmstadl.dePesaro.de la collection Pulszkj i, ou bien des ligures de saints (coffrel du Musée National à Florence (lîff. :tiri'. Tous ces monuments semblent d'iiilleurs d'époque asse^ (aiflive, el <latcr du xn'' siècle '. Plus souvent cependant ces épisodes reliv'icux apparaissent sur des coffrets d'un autre style : et
1. Ci-HfVPii, .Irf-irnoed Hr« siii" rofanelli -liitnHo bisanfini' |l Arif. I. 11.
GUPFBETS 625
leurs auteurs, comme Graeven l'a fort bien montré, ont plus d'une fois cherché des modèles dans les miniatures de manuscrits anciens, comme le rouleau de Josuê, la Genèse de Vienne ou l'Octateuque'. C'est ainsi que l'hisLoire de Josué ligure sur un colFret du musée de South-Kensington, celle de David et celle de Joseph sur, un curieux coiTreL du Ircsor de Sens. Il est ù douze pans, avec un couvercle en forme de ioU conique ; au regisire supérieur il est décoré, au-dessus des scènes bibliques, de liffures d'animaux, griffons,
paons, lions, placées sous de riches arcalures. Il y a là un curieux mélange de thèmes empruntés à l'ancien art chrétien et d'une ornemenlalion d'un très beau style orienlal. Cesl également de la miniature, mais celle fois de la miniature contemporaine, que sont ipspirés les sujets qui décorent le colTrel du musée Kircher à Home, el qui représentent des scènes de la jeunesse de David *. La date de ce monument est malheureusement fort incertaine: l'inscription qui y est gravée montre qu'il fut ej^éculé pour un roi de Géorgie ou d'Arménie ; mais tandis que M, G. Schlumberger l'attribue au IX' ou \' siècle environ, Graeven et Slrj'.ygowski le datent formellement du IX' et Millet du xn''. Il est en tout cas fort remarquable
I, Graeven, Aatike Vorlagen bysaal. Etfenbeinrtliefi (J. P. K., l. XVIII.
1897); Tffpendtr Wiener Genesii aaf byzant. Klfenbeinreliefs ;JKS., 1900].
3. Schlumberger, t'n coffret hyutnlin d'ivoire ilu masèe Kircher A Rome. (Mon. Piol, VI. 1900).
LA SCULPTUBB
par t'inlensité de vie qui éclate dans loules ces petites scènes, profondément fouillées.
« Quand il s'agit de ces monuments, dit fort justement M. Bayet,
Vif. H6. —Saint Georges. Stêfllilc (Valopédi). Coll. Hautes Éludes, C. 193.
les dates qu'on peut proposer sont toujours hypothétiques ; celleslii seules méritent d'être acceptées avec une entière confiance, qui sont aLtesIées par une inscription authentique. De fort savants écrivains se laissent aussi entraînera accordera l'art byzantin des
STÉATITES BT PIEBRBS GRAV^BS
monuments dont l'origine est incertaine. On ne saurait se montrer trop prudent dana ces attributions. Ces réserves faites, les œuvres vraiment byzantines sont toujours assez nombreuses pour prouver combien furent prospères ces ateliers qui sculptèrent l'ivoire du
Deux autres séries de mon vite etrtiabileté de cette école de sculpteurs. Ce sont d'abord lesstéatites, dont M. Schlumberger a publié un assez grand nombre *. Elles représentent tantôt des saints, tel le saint Georges (Kg. Hlli) figuré sur une plaque de V'alopédi (x'' siècle), et tantôt, comme les motiaïques portatives, elles réunissent sur un même panneau les douze grandes fêtes de l'église {Vatopédi, xi' siècle) *.
Parmi ces pièces diverses, et souvent médiocres, quelquesunesont une réelle valeurd'art.
iments achèvent de montrer l'acti-
sdub
de la collection de Béarn ilig. 317), où, au-dessous du trône de l'Hétimasie gardé par deux anges, sont rangés quatre saints guerriers, vêtus, non point du costume militaire, mais de la chlamyde et de la tunique des martyrs ; l'ensemble présente un remarquable caractère de grandeur. C