‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 329 sur 370 · Millet, Art hyz.. Il · texte numérisé non relu

Millet, Art hyz.. Il

au w' siècle, n'expliquent poinl pour une part ces leodanceE nouvelles. On verra tout à l'heure que dans la décoration de cerUine? é);lises serbes {SLoudénitsa, Delcliani) il y a înconteslablement de?

Fi|(. 362. — ArtH. Église de la PariKOrRissa. Inlt'rieur.

ùk'intMils ilaliens, venus par l'inlermédiaire de la Ualmalie. el qu à Sainte-Sophie de Triibizonde les sculptures du porche méridional nippellenl le type des (ouvres françaises du xm' siècle. Ces uiémes influences se ressentent dans l'architecture. Sans parler des chi'itenu* francs, dont les ruines se rencontrent dans toute la Grèce, .i

Argos et à Corinlhe, a Mislra et à Karylène, à ChlemouUi, ù Clarentza, etc., d'autres monuments gardent les traces des apports occidentaux qui accompagnèrent nécesaairemenl la domination de

Fig. 3«3. — Mislrn. Église de In Ppribii'plos (C-nll. llaiilos-lïlknics.li. 3 .

princes latins fi Athènes et en Moi'ée. Le porche extérieur de Daphni, l'église de Chalcis en Kubée, la chapelle à demi ruinée de rilypapanti a Athènes, l'abside de Sainte-Sophie d'Andravida rappellent les monuments de l'art français ou lombard'. A Mistra, l'église de la Peribleplos (fig. 36lt) « a extérieurement l'allure des monuments

I. KtHart. L'.irc/i(feclnre golhùfae eit Grèce ,ltoviic de l'art l'hrcticii, 1H9'). Maaael d'Arl byxitniin. i6

*i*J l'architecture Df XIII* AU XVI® SIÈCLE

relig^ieux construits au xii" siècle dans nos provinces du centre; on y retrouve la disposition simple des absidioles appuyées surdes pignons et demi-pignons, qui caractérise les églises de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme^ ». Aussi bien, sur une des pierres de Tabside principale, on voit une fleurde lys sculptée entre deux rosaces, et la corniche de pierre qui court entre deux rangs de briques estd^un profil tout français. Pareillement, à côté de Téglise, la façade de la grande salle qui servait de réfectoire, par la forme et la disposition de se^ ouvertures, procède de l'architecture française du xni® siècle. Kt enfin le clocher de la Pantanassa (fig. 360), avec ses oculî trilobée, la triple arcature de ses fenêtres, les arcs surmontés de pignons pénétrant sa (lèche octogone, ses arcs brisés, ses clochetons^ est une construction presque française. Il rappelle les clochers de la cathédrale de Reims ou de Saint-Nicaise de Reims, et atteste une intluence champenoise, pareille à celle qui, à Palerme ou en Chypre, a produit des monuments analogues. Dans Tarchitecture civile aussi, on observe à Mistra les mêmes influences, soit dans le» fenêtres où est employé Tare en tiers-point, soit dans Tarchitecture de la grande salle du palais des despotes. Au total pourtant, ceti emprunts faits à l'Occident sont rares et superficiels, et la plupart ne se rencontrent qu'à une date tardive. L'architecture byzantine, dans ses traits essentiels, est demeurée fidèle à ses formes traditionnelles.

LA DÉCORATION

Les matériaux de la construction, — Par les matériaux de la construction et la façon dont ils se combinent, les édifices de cette période offrent, comme par la structure, une assez grande diversité. Dans certaines régions, par exemple à Trébizonde, les constructeurs emploient exclusivement la pierre. Ailleurs — et c'est le parti le plus usité — les murs sont bâtis en briques et en moellons alternés. Dans ce cas, tantôt entre chaque assise de moellons s'intercale une assise de briques, la brique encadrant même souvent les carreaux de moellon exactement taillés (à Mistra, Métropole, Kvanf^'^elistria, Pcribleptos ; à Arta, église de la Parigoritissa ; en Macé-

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