‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 328 sur 370 · COUPOLE · texte numérisé non relu

COUPOLE

Coupole. — Pourtanl le trait caractéristique de cette architecture demeure toujours la coupole. Elle est, dans tous les édifices de ce temps, montée sur un haut tambour, parfois cylindrique, plus g^énéralement polygonal, que décorent à Textérieur des colonnes engagées, reliées deux à deux par des arcatures. Ce parti, dont Téglise des Saints-Théodores àMistça offre un exemple particulièrement heureux, consolide à la fois la construction et exprime bien, par ses lignes verticales, la tendance à Télévation que recherchent les artistes de Tépoque. Souvent* aussi la coupole est à nervures, ce qui la rend moins lourde et plus élégante.

A rintérieur, la coupole est portée parfois sur des trompes d'^angle (Saints-Théodores à Mistra), plus ordinairement sur des pendentifs. Mais, de plus en plus, il est visible que les constructeurs se préoccupent moins qu'autrefois d'établir une liaison intime entre la coupole et Téglise. Dans leur désir de donner à leurs édifices des proportions plus élancées, ils exagèrent souvent Télévation dès tambours, et, pour gagner en hauteur, naturellement ils sont amenés à restreindre les dimensions de la surface que recouvre la coupole (fig. 361, 351,352). Dans les églises de Trébizonde, à .Sainte-Sophie comme à la Chrysoképhalos, et plus encore dans les églises serbes de Macédoine, la coupole apparaît donc de plus en plus (c comme une sorte d'ornement étranger à Péconomie de FédiBce », qui ne s'y rattache que par des liens factices et forme presque comme un monument à part. La même tendance se manifeste dans les églises plus purement byzantines de Salonique, où la saillie hardie des nefs a un élan inattendu ; elle se manifeste surtout avec une témérité presque inconcevable, dans Téglise de la Parigoritissa d'Arta (fig. 362), où quatre étages de colonnes superposés se disposent aux angles du carré central, avançant en encorbellement Tun sur Tautre, et soutenus par de puissants fûts couchés à travers les murs. Ces colonnes « se rapprochent à mesure qu'elles s'élèvent et finissent par former comme un gigantesque pilier découpé et suspendu dans le vide ' ». La coupole qu'elles portent est ainsi de diamètre assez restreint, bien inférieur aux proportions du carré central qu'elle recouvre, et elle se projette, très hautdans les airs, avec une audace presque inquiétante.

Les influences étrangères» — On peut se demander si certaines influences étrangères, s'exerçant sur l'architecture byzantine du xin*"

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