I. Millet, Arl hy:.. Il
LA DÉCORATIOfi EXTÉBIBURE DES ÉDIFICES 725
Pantanassa, où il se combine avec des ornemenU eo tuf, colonnettee, Heurons et feslons, et des plaques de polerie émaillée. Si Conslantinople conserve à la Felijé-djami l'élégaiil décor des niches cher à ('époque des Comnènes, el si ce décor est partielle-
ment imité dans les églises des tsars serbes du xiv" siècle, ailleurs au contraire les constructeurs tirent un merveilleux parti des combinaisons de la brique et de la pierre (Ochrida, Kavanitsa, etc.). Parfois même, comme l'église de Merbacu en oiïrait dès le xii° siècle un exemple, ils mêlent à la brique des carreaux de faïence blanche, rouge, verte, jaune et bleue (église de Vorigarelli dans le Pinde, .'^aint- Basile d'Arta (fig. 366), Pantanassa de Miatra], qui montrent combien la polychromie demeure toujours la règle fondamentale de l'art byzantin.
Parfois pourtant le parement proprement byzantin se combine avec
la sculpture. C'est la pierre sculptée qui forme (a décoration prii!cipale des ég'lises de Trébi7x>nde ; des moellons portant des motifomementaux décorent les absidea de Saint-Eugène; une granJ.frise %urant l'histoire d'Adam et d'Eve se déroule sous l'arcade du porche de Sainte-Sophie (lig. 367). Il se peut bien qu'il y ait li quelque influence étrangère. Dans certaines églises serbes en elfol
Fi(,-. SST. — Trcbiionde. Sainte-Sophie, Kxlériuur.
telles que Stoudénilsa, où les portes et les fenêtres sont bordées iK' fines moulures ornementales, où des arcades décoratives montent li' long des pignons, où des consoles sculptées d'animaux et des tympans ornés de fiffures humaines occupent une place importante, on m' saurait méconnaître une évidente influence de l'art italien, et celk même influencé se manifeste à Detchanien Vieille Serbie, et jusque dans l'église de la Parigoritissa à Aria (lig. 363), où des marbrieritaliens ont cerlainement sculpté " les suites de figures suspendues au bord dus gi'andes arcades, les arcatures gothiques à fleurs de l^^ dressées dans les angles, les chapiteaux à crochets des colouncttcs. enfin les monstres, les chevaux affrontés, les aigles, d'un fort,relief.
l DECOHATION EXTERIEUSE C
modelé vigoureux^ parfois lourmenté, qui servent de con- << I'. Mais si l'Occident est peut-être pour quelque chose dans veil de la sculpture ornementale bvzantine au xui* siècle, il faut
Kig. 3â8. — Aria. Église de la Parigori Lissa, Détail de l'intérieur 'Phot. Le Touraeau),
remarquertoutefois.d'abordqueceamolifssculplés ne se rencontrent pour ainsi dire jamais dans la décoration extérieure des édilî ces bâtis en terre proprement byzantine, d'autre part, que beaucoup dece:^