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L ARCHITBCTUBB 1
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motirg proviennent de l'Orient chrétien ou arabe. C'est le ca* ii Krouchevats, à l.iouboetinja, à Roudénitaa, où letî fenêtres et le^ portes s'encadrent de rubans sinueux finement ciselés, décorés d'animaux fantastiques, d'entrelan et de feuilles grasses- Cette dernière floraison de la sculpture ornementale doit beaucoup plus à l'Orient qu'à l'Occident. Et aussi bien, là même où le décor sculpté semble dominer, il n'exclut point les traditions de la polychromie byzantine. Oes mosaïques décoraient h Trébizondc l'extt'rieur de l'église de la Chrysoképhaloa, des peintures la façade de plusieurs autres église».
La décoration intérieure de'^ édifices. ■ — La polychromie reste de même la rè^le fondamentale dans la décoration intérieure des églises. Mais in aussi un trait nouveau apparaît, l)n ne rencontre plus que rarement, dans les monuments di' ce temps, les incrustations de marbre couvrant la partie inférieure des murailles. La Kahriédjaini H Conat^ntinople, l'église de la Panagia du Brontochion à Mistra, la Chrysoképhalos à Trébizonde conservent seules une décoration en mosaïque de marbre, d'une composition beaucoup moins savante au reste qu'autrefois. Dans l'empire appauvri, ta mosaïque l)areillemeot disparaît : Kahriè-djami, Felijé-djanii et l'églisedArU possèdent seules, plus ou moins importantes, de somptueuses décorations de cette sorte. A ces ornementations trop coûteuses sr substitue lu fresque, qui couvre jusqu'au bas les parois des église> et étage jusqu'au haut des voûtes les zones superposées de ses multiples compositions. Sur le sol enfin se déploie, comme jadis, liriche tapis des pavements historiés (Sainte-Sophie et Chrysoképhaios à Trébizonde. Métropole et Sainte-Sophie à Mistra).
l'ohmehent sculpté 729
L'' ornement iculpté. — Ainsiles principes fondamenUuxde la décoration intérieure n'ont point changé. Toutefois l'orneinent sculpté v lient peut-être un peu plus de place qu'autrefois, et les marbriers (lu xi^** fiiècle s'inspirent, à ce qu'il semble, d'une double tradition. Les chapiteaux de Kahrié-djami, ceux de laMélropole onde laPana- ^ia à Mistra sont de pur stvle byzantin, conformes au Koût classique
' Conslanlinople. Kahri<ï-4iBint . Ai-caclc sL-ulpti-c {l'iiol. Si'bah
fig. 369) ; et la même fermeté large se retrouve dans l'iconostase de la Métropole à Mistra, et surtout dans les belles sculptures, prove- [lant du monument funéraire de Michel Tornikês (l" moitié xiV siècle), que l'on voit à kahrié-djami (fig. 370). Kinccaux et palmettes y sont traités avecuiieélégance un peu sèche, maisdans un styleaisé et magnifique; et la ligure humaine même, quoique les plis des draperies, incisés dans le marbre, soient étrangement durs et cassants, e^l rendue encore, de même que dans les figures d'anges qui ornent les chapiteaux.avec une certaine habileté technique. D'au très artistes au contraire, ceux qui ontscuIptérambond'Oclirida ou les linteaux (le Chilandari, imitent les entrelacs llcuronnés de l'art arabe, dont on retrouve pareillement l'inltuence dans le décor des églises serbes el roumaines, et dans les motifs floraux dessculplurcs de laPantanassa.
73Ô l'architecture du xui^ au xvi® siècle
Ces compositions savantes et compliquées, d'un faible relief, d'ui. travail délicat, sont de véritables orfèvreries : et c'est un ouvrai d'orfèvre encore que le Christ en bas-relief, d'une techniqu.' curieuse et rare, qui se trouve encastré dans un mur de la Periblej»tos à Mistra. Mais, quel que soit l'intérêt de ces sculptures, par !• preuve surtout qu'elles apportent des influences diverses subies alorpar Tart byzantin, ce sont les monuments de la peinture qui représentent la production essentielle du xiii" au xvi® siècle et qui font .* mieux apprécier la renaissance suprême de l'art byzantin.