Kondakof, Iconographie de Jésus-Christ^ pi. I et
2. Ibid.^ pi. a. Une autre image de la Sainte-Face, que Kondakof date du Mil» ou xiv siècle, se trouve à Gênes, à Téglise de Saint-Barthélémy.
le beau Christ en buste du musée Alexandre III à Pétersbourg '. Le même musée conserve également un frag'menl de panneau représentant les saints Philippe, Théodore Tiron et Démélrius ;
LikhatclielT, qui le date du xm* ou xiv' siècle, estime que c'est peulétre l'objet le plus intéressant de celte collection.
Ockrida. — Une série de belles icônes, appartenant pour la ptu-
I. Kondakor, Iconographie de Jésai-Chritt, pi. V et 3 ; Millet, Dédicace d'icône [BZ; XV, 190S) Une image de la Madone en buste, touriiL^e vers la gauche dans une altitude de prière, a été 9i|çnal<-c au dôme de Freisingen. Elle semble, d'aprËs l'inscription (îi-ccque qui laccompaRni;, dater de la Un du un' ou du commencement du xiv siècle {Durand, loe. cit.].
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part au xiii* ou au xtv* siècle, a été signalée par Kondakof daot l'église de Sainl-Clément d'Ochrida. Ce sont de grandes images, mesurant de 0,92 à 1,10 de haut, et qui très vraisemblablement reproduisent des icônes célèbres dans le monde bj'ïanlln. Au Christ
-c sauveur des âmes " (■^uy o<iiô<rrr\i), lielle et noble figure larpemenl drapée, au vicage doux et calme (lig. 400), fait pendant la Vierge ^u/04Û)OT^ix, dont l'altitude rappelle la célèbre Madone d'iviron: les deux panneaux datent du iiii* ou xi\* siècle. Puis c'est, de U même époque, la Madone Peribleplos, et deux belles icônes de la Vierge Hodigilria, dont la seconde ressemble fort à la Madone de Smolensk ; el c'est enfin une Notre-Dame de la Passion, où l'enfant
divin jette un regard d'elTroi sur l'ange qui lui présente les instruments de son futur supplice. Toutes ces figures, couvertes de riches revêtements d'argent, également du xiv^ siècle^ parées de nimbes à Tornementation élégante, sont pour la plupart d'un style sévère et dur. Seules les icônes du Sauveur et de la première Hodigitria sont d'un art plus vivant et plus souple, qui correspond bien aux tendances nouvelles du xiv® siècle.
Icônes en mosaïque. — Parfois, comme à l'époque antérieure, certaines de ces imag^ étaient exécutées en mosaïque. Au couvent de Chilandari, on conserve ainsi une icône de la Vierge Hodigitria, qui semble du xiv® siècle (fig. 401 ) ; elle se détache sur un fond d'or ; son visage, très modelé, porte sur les joues des plaques rouges ; les ombres sont d'un ton gris bleu. Une mosaïque presque semblable, du XIII® ou xiv*' siècle, a été signalée à Eregli, dans l'église de Saint- Georges * .
On voit par cette revue des monuments, où je n'ai point compris les Madones, datées avec une imprécision absolue, des églises italiennes, et de Rome en particulier, combien nous sommes encore mal informés du développement de la peinture d'icônes. Cette peinture a-t-elle, comme on l'a pensé, exercé au xiv^ siècle une influence sur la fresque, et lui a-t-elle fourni des modèles ? Il se peut. En tout cas les fresquistes de la Peribleptos à Mistra, comme les peintres serbes de la fin du xiv® siècle, ont transporté dans l'art monumental les procédés de la peinture d'icônes. Il est probable en revanche que celle-ci, si nous la connaissions par d'autres monuments que ces figures du Christ ou de la Vierge fixées par une longue tradition, nous apparaîtrait, comme tout l'art de la Renaissance byzantine, curieuse de pittoresque, de mouvement et de vie, et hardiment coloriste.