‹ Manuel d'art byzantinChapitre 100 sur 309 · Strzygowski, Das byzant. Relief aus Tusla (JPK · texte numérisé non relu

Strzygowski, Das byzant. Relief aus Tusla (JPK

2. Cf. sur ces monuments Venturi, Storia, Il, 514 suiv., et Bréhier, Nouvelles recherches, 20-27.

3. Pourl’ensemble, Molinier, Histoire générale des arts appliqués à l'industrie, t. I, Les Ivoires, Paris, 1896; Westwood, Descriptive catalogue of the fictile ivories, Londres, 1876; Dobbert, Zur Geschichte der Elfenbeinsculptur (Repert. f. Kunstwissenschaft, VIII, 1885) et les deux recueils de Graeven cités p. 290. Cf. Dalton, Byzantine arl and archaeology, 214-239,

4. On se rendra compte, en parcourant l’abondanteillustration d'ouvrages tels que les quatre volumes de G. Schlumberger ou le tome II de la Sforia dell'arte italiana de Venturi, de la masse de monuments d’ivoire qui nous restent de la période allant du x° au xrr° siècle.

remarquables, où se reconnaît la main d’un artiste, on rencontre en foule des ouvrages de pacotille, comme il est d’ailleurs inévitable dans une branche d'art surtout industriel. Aussi est-ce une érreur grave, et trop fréquemment commise, de vouloir, sur ces médiocres productions, juger l’art byzantin de ce temps : il convient au contraire d’écarter résolument ces travaux d’artisans, pour ne retenir

Fig. 317. — Coffret d'ivoire (Musée national de Florence (Phot. Alinari).

que les œuvres essentielles dues à des maîtres véritables. « Il restera alors, dit E. Molinier, une vingtaine de monuments, en majorité antérieurs au x siècle, dont la vue permet de se faire une idée tout autre de la sculpture telle qu'on l’a pratiquée au moyen âge à Constantinople. Au lieu d’un art impuissant, on y trouvera tout au contraire un art très profondément imprégné d’antiquité grecque, modifié au point de vue de la décoration par des apports d'Orient vite assimilés, et auquel les artistes ont su donner quelque chose de leur personnalité. Et le byzantin n'apparaîtra plus comme un fabricant de Vierges, de Christs, de saints tous coulés dans le même moule, mais comme un continuateur destraditions de l’anuquité classique, capable d’allier l'étude de la nature à certaines traditions de forme et de beauté que le moyen âge occidental a longtemps méconnues !, » On ne saurait mieux dire : et, conformément à ces indications, onlaissera decôté icil’amas des productions purement industrielles, pour considérer seulement les pièces que recommandent leur valeur artistique ou leur intérêt historique.

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