L'IVOIRE
Les ivoiriers conquirent en effet toute la place que perdait la grande sculpture *. Depuis longtemps, on le sait, le goût luxueux des Byzantins aimait les ouvrages exécutés au moyen de cette matière précieuse. Ils l’employaient volontiers, dans les usages de la vie civile, à la décoration des meubles, à la fabrication des diptyques, des coffrets, des olifants ; ils la faisaient pareillement servir, dans l'Église, aux objets divers qui composaient le mobilier liturgique, pyxides, couvertures d'évangéliaires, triptyques, etc. Un grand nombre de pièces en ivoire nous est en conséquence parvenu ; mais la difficulté est assez grande de les classer et de les dater avec précision. La valeur au reste en est fort inégale : à côté d'œuvres