Cofiret d'ivoire (musée de Cluny), d
Fig.
logues à ceux que nous ontmontrés déjà les mosaïques et les miniatures, scènes de chasse, scènes d’hippodrome, scènes de bataille, compositions pastorales ou épisodes mythologiques. Les plus anciens monuments de ce groupe, les coffrets de Pirano et de Veroli, semblent bien, on l'a vu, devoir être rapportés à l’époque des empereurs iconoclastes, qui encouragèrent fortement les fêtes païennes et la peinture de genre. Mais la tradition alexandrine, ainsi renouvelée, persista sous ladynastie macédonienne, et la renaissance :
Fig. 319. — Coffret d'ivoire (trésor de Troyes). Phot. R. Koechlin.
classique qui marqua le x° siècle ne put que contribuer à multiplier les ouvrages de cette sorte.
Il ne saurait être question d'énumérer ici la trentaine de coffrets entiers — sans compter les fragments— qui composent cette série : il suffira de signaler les pièces les plusremarquables de chaque catégorie. Le plus grand nombre représentent des scènes de l'hippodrome, avec des combattants, des belluaires, des acrobates, des musiciens (coffrets de Xanten, de la cathédrale de Lyon, surtout de l'Ermitage, ce dernier provenant de la collection Basilewski); parfois, à ces figures se mêlent des personnages mythologiques, centaures, amours et génies (coffret du Musée National à Florence, fig. 317), Mars et Vénus (coffret de Bologne), Hercule étouffant le lion de Némée (Florence), ou emportant la peau du monstre au bout de sa massue [musée de Cluny), etc. Ailleurs, à ces épisodes ordinaires s'ajoute, comme dans un beau coffret du musée de Cluny (fig. 318), une véritable scène de bataille, se déroulant en