‹ Manuel d'art byzantinChapitre 116 sur 309 · BAS-RELIEFS · texte numérisé non relu

BAS-RELIEFS

toutefois. La plupart des monuments d’orfèvrerie qui nous ont été conservés montrent un art savant, habile, raffiné, une beauté de formes souvent admirable ; ils retiennent l'attention cependant plus par leurs qualités d'art que par la richesse et la quantité des matières précieuses qui y sont employées. « Les pierreries, dit E. Molinier, sauf de très rares exceptions, sont de mince valeur; les perles, employées à profusion, mais presque toujours fort petites, n'auraient aujourd'hui qu’un succès d'estime ; l'or, en lames fort minces, fait tout de suite place à l’argent doré, sitôt qu'on le peut employer dans un endroit qui ne sera pas trop en vue !. » Tout en admettant donc que beaucoup de pièces, et sans doute les plus vraiment magnifiques, ont péri, il n’y a point, semble-t-il, excès de scepticisme à rabattre quelque chose des idées que nous nous faisons volontiers de ce luxe byzantin si célèbre. Mais, cela dit, il reste que, au témoignage d'un bon juge, « tout cela est très voyant, souvent fort beau de forme? », et, pour l'histoire de l’art, tout à fait intéressant.

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