CALICES
rectangulaire, apparaît la Déisis. Les émaux semblent du x° ou xI° siècle et sont antérieurs au coffret !.
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Fig. 353.— Coffret d'argent avec émaux (trésor du Sancta Sanctorum à Rome), d'après Lauer, Mon. Piot, t. XV.
Il subsiste enfin nombre d’autres menus objets de l'orfèvrerie 3 religieuse byzantine?, médaillons d'or travaillés au repoussé avec
1. Lauer, Le trésor du Sancta Sanctorum à Rome (Mon. Piot, XV, 1906). 2. Schlumberger, Monuments byzantins inédits (bagues, médailles de dévo-
figures de saints, petites boîtes d'or servant de reliquaire, reliquaires
portatifs ou encolpia en argent ou en bronze, parmi lesquels on peut
citer, au musée chrétien du Vatican, l’encolpium dit de Constantin
(x1° ou xn° siècle), amulettés de cuivre argenté ou de bronze à l'image
de Salomon ou de l’ange Arlaf, destinées à combattre les maléfices
ou les maladies, lampes et lustres (polycandila), en métal précieux
ou en bronze, etc. Mais ces objets, de fabrication essentiellement | industrielle, ne méritent guère de retenir l'attention.
L'orfèvrerie civile. — Bijoux. — Il n'en est point de même de certains monuments de l’orfèvrerie civile. Plusieurs musées (British Museum, Palerme, etc.) possèdent des bagues de mariage en or niellé, où le Christet la Vierge bénissant les époux sont représentés sur le chaton, tandis que des fêtes chrétiennes décorent le pourtour de l’anneau!. Elles datent du x° siècle environ. D’autres, en or ou en argent, portent gravés sur le chaton une prière en l'honneur du propriétaire ou bien un simple monogramme donnant son nom. Des boucles d'oreilles en or émaillé, en forme de disque lunaire, et un collier formé de plaques circulaires du même travail figurent dans la collection Zwenigorodskoï : ce sont des ouvrages russo-byzantins du xr ou xu° siècle; mais ils donnent assez bien l’idée des bijoux purement byzantins du même temps.On y voit souvent représentés des sirènes, des oiseaux, des animaux fantastiques, toute une ornementation de style oriental. Ailleurs, ce sont des bustes de saints, dont on retrouve également les images sur un beau diadème de femme, formé de neuf plaquettes d'or émaillé, trouvé à Kief en 1889, et qui est également d'art russo-byzantin (xn° siècle) ?. Mais les deux œuvres les plus importantes sont deux couronnes, toutes deux du xr° siècle, et de fabrication sûrement byzantine.
Couronnes.— Lemusée de Buda-Pesth possède neuf plaques d’or émaillé, trouvées à Nyitra-Ivanka, et qui ont fait partie d'une cou ronne offerte par l’empereur Constantin Monomaque (1042-1054) au roi André de Hongrie (1046-1061). Elles représentent le basileus, avec lesimpératrices associées Zoé et Théodora, deux figures allégoriques, l'Humilité etla Vérité,et deux danseuses (fig. 354); deux médaillons circulaires, figurant saint Pierre et saint André, servaient sans doute
tion, etc.), dans Mélanges d'archéologie, p. 21; Amulelles byzantines anciennes (ibid., 117); Un polycandilon byzantin (ibid., 275).
1. Dalton, Calaloque, 19 suiv.; Schlumberger, Trois joyaux byzantins (Mélanges d'archéologie, 39) ; Une bague byzantine du X° siècle (ibid., 61).