LA DÉCORATION
Les malériaux de la construction. — Par les matériaux de la construction et la façon dont ils se combinent, les édifices de cette période offrent, comme par la structure, une assez grande diversité. Dans certaines régions, par exemple à Trébizonde, les constructeurs emploient exclusivement la pierre: Ailleurs —- et c'est le parti le plus usité — les murs sont bâtis en briques et en moellons alternés, Dans ce cas, tantôt entre chaque assise de moellons s'intercale uue assise de briques, la brique encadrant même souvent les carreaux de moellon exactement taillés (à Mistra, Métropole, Évan-
gelistria, Peribleptos ; à Arta, église de la Parigoritissa ; en Macé-
doine, Gratchanitsa, Nagoritchino, Koutchevichte, etc.) ; tantôt, au lieu de ce sévère parement, les briques se disposent de distance en distance entre les rangs de moellons superposés, généralement par assise de quatre ou cinq, avec d’épais lits de mortier interposés entre les briques (à Mistra, la Panagia du Brontochion (fig. 384), et beaucoup d’églises serbes, Ravanitsa, Lioubostinja, Smederevo, Krouchevats, etc.). Enfin la construction hellénistique tout en briques est le trait dominant des églises de Salonique. Exceptionnellement, en Serbie, Manassia a un parement de pierre, et les vieux maîtres de l’école de Rascie, imitant les pratiques de la Toscane, ont revêtu de marbres les églises de Stoudenitsa, de Banjska, de Detchani.